Le 8 mars 2026, Mojtaba Khamenei est officiellement devenu le nouveau guide suprême iranien après la mort de son père Ali Khamenei. Depuis cette nomination, Mojtaba Khamenei attire l’attention bien au-delà du terrain politique. Plusieurs médias évoquent l’existence d’un empire financier discret reposant sur des investissements immobiliers et des structures économiques liées au pouvoir iranien.
Mojtaba Khamenei et un réseau d’investissements internationaux dissimulé
L’ombre financière de Mojtaba Khamenei s’étend largement hors des frontières iraniennes. Selon une enquête citée par le Huffington Post, Mojtaba Khamenei serait associé à un important portefeuille immobilier réparti dans plusieurs capitales occidentales. Le média rapporte que « le nouveau maître de Téhéran serait lié à un important réseau d’investissements immobiliers internationaux ».
Ces investissements attribués à Mojtaba Khamenei reposeraient sur un système d’intermédiaires et de sociétés écrans. D’après Courrier International, plusieurs propriétés de luxe seraient enregistrées au nom de structures financières situées dans différentes juridictions. L’enquête explique que « derrière les façades luxueuses des maisons de Bishops Avenue se cache un réseau financier et immobilier s’étendant de Téhéran à Dubaï et Francfort ».
Les investigations évoquent également la présence d’actifs immobiliers dans plusieurs grandes villes occidentales. Au moins douze propriétés de prestige seraient liées indirectement à Mojtaba Khamenei à Londres, et certaines de ces villas atteindraient des valeurs particulièrement élevées. L’une d’entre elles serait estimée à près de 40 millions d’euros selon La Dépêche du Midi, ce qui illustre l’ampleur potentielle des investissements associés à Mojtaba Khamenei.
Mojtaba Khamenei et l’héritage financier du système Setad
L’empire financier attribué à Mojtaba Khamenei ne reposerait pas uniquement sur l’immobilier international. Une partie importante de ces investissements serait liée à l’organisation Setad, un conglomérat économique placé sous le contrôle direct du guide suprême iranien. Mojtaba Khamenei aurait progressivement joué un rôle central dans la gestion de ces actifs.
ABC News Australia indiquait déjà le 7 mars 2026 que Mojtaba Khamenei aurait participé à l’administration d’importantes ressources financières liées au bureau du guide suprême. Cette structure, appelée Setad, s’est développée pendant des décennies en contrôlant des biens confisqués après la révolution iranienne de 1979. L’organisation gère aujourd’hui des participations dans de nombreux secteurs économiques, allant de l’immobilier aux télécommunications.
La taille de cet ensemble économique reste difficile à établir avec précision. Certaines estimations évoquent une fortune potentielle atteignant 115 milliards d’euros. Cette somme inclurait des investissements immobiliers internationaux, des participations industrielles et des actifs financiers répartis dans plusieurs pays. La presse souligne que ces structures restent particulièrement opaques. De nombreuses sociétés sont détenues par des intermédiaires ou des holdings situées hors d’Iran, ce qui complique considérablement toute tentative d’identification précise du patrimoine associé à Mojtaba Khamenei.
Mojtaba Khamenei face aux soupçons occidentaux sur ses investissements
L’ampleur supposée de ces investissements attire désormais l’attention des gouvernements occidentaux et des observateurs du Moyen-Orient. Des propriétés associées à Mojtaba Khamenei seraient situées dans des zones particulièrement prestigieuses, et certaines investigations évoquent par exemple des biens immobiliers dans des quartiers huppés de Londres, sur l’avenue Bishops Avenue, souvent surnommée la « rue des milliardaires ».
Ces actifs immobiliers dépasseraient largement le territoire britannique, les investissements s’étendent dans plusieurs villes européennes et au Moyen-Orient. Des propriétés à Dubaï, ainsi que des hôtels de luxe en Europe, figureraient dans ce réseau financier complexe.
Au total, certains actifs identifiés dans ces enquêtes atteindraient environ 138 millions d’euros pour un portefeuille immobilier international documenté. Toutefois, ce montant ne représenterait qu’une fraction du patrimoine réel attribué à Mojtaba Khamenei, car une grande partie des investissements resterait dissimulée derrière des structures juridiques complexes.
Ces révélations interviennent alors que Mojtaba Khamenei consolide son pouvoir à Téhéran. Son accession au rang de guide suprême renforce le poids politique et économique de ses réseaux. Plusieurs analystes considèrent que ces investissements pourraient également servir d’instruments d’influence à l’étranger. La gestion de ces actifs s’inscrit dans un système de pouvoir où les ressources économiques et l’autorité religieuse restent étroitement liées.








