Les États-Unis doivent “posséder le Groenland” : la déclaration choc de Trump qui inquiète

Les dirigeants groenlandais s’opposent fermement aux ambitions américaines.

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Les États-Unis doivent “posséder le Groenland” : la déclaration choc de Trump qui inquiète
Les États-Unis doivent “posséder le Groenland” : la déclaration choc de Trump qui inquiète | Armees.com

Lors d’une déclaration retentissante faite un vendredi, le président américain Donald Trump a dit vouloir que les États-Unis « possèdent » le Groenland, relaye la BBC. Selon lui, c’est pour contrer une éventuelle appropriation du territoire par la Russie ou la Chine. Sa prise de position a provoqué des réactions vives et un refus catégorique des dirigeants danois et groenlandais.

Les États-Unis mettent la pression sur le Groenland

L’affirmation récente de Donald Trump fait écho à une offre déjà formulée en 2019, quand il avait dit vouloir acheter le Groenland, proposition qui avait été refusée. Cette fois, il semble prêt à étudier plusieurs options pour obtenir le territoire, y compris « à la manière facile » ou « à la manière difficile ». La Maison Blanche soutient l’idée d’un nouvel achat du territoire semi-autonome. Trump justifie sa politique étrangère en disant qu’il faut défendre la propriété plutôt que de s’en tenir à des accords temporaires : « Les pays doivent avoir la propriété ».

Tout ceci survient alors que les récentes actions américaines au Venezuela, avec la capture de son président Nicolás Maduro, ont relancé des spéculations sur les méthodes que les États-Unis pourraient employer pour s’emparer du Groenland. Marco Rubio, Secrétaire d’État américain, doit entamer des pourparlers avec le Danemark, après une réunion marquée par la présence du vice-président J. D. Vance et de dirigeants du secteur pétrolier à la Maison Blanche.

Ce que ça change sur le plan géopolitique et la résistance affichée

Le Groenland, décrit comme le territoire le plus faiblement peuplé et semi-autonome sous souveraineté danoise, se trouve entre l’Amérique du Nord et l’Arctique et présente un intérêt stratégique majeur. La base militaire américaine de Pituffik y est implantée depuis la Seconde Guerre mondiale, avec un contingent de plus de 100 militaires américains. Cette base offre un emplacement favorable pour des systèmes d’alerte précoce face à des menaces potentielles, selon les déclarations de Trump.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen a répondu sans ambiguïté : les États-Unis « n’ont pas le droit d’annexer l’une des trois nations du Royaume danois ». Le Danemark et des alliés de l’OTAN comme la Norvège et le Canada soutiennent cette position, en insistant sur le fait que seules le Danemark et le Groenland peuvent décider de leur avenir, renforçant leur défense aérienne.

Comment le Groenland réagit aux déclarations américaines

Les dirigeants des partis politiques du Groenland ont rejeté fermement toute ingérence dans leurs affaires internes, réaffirmant leur quête d’autodétermination et leur volonté d’indépendance vis-à-vis aussi bien des États-Unis que du Danemark. Dans une déclaration conjointe, ils ont demandé « que le mépris des États-Unis pour notre pays cesse. Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais. »

Lars Løkke Rasmussen, ancien Premier ministre danois, et les dirigeants actuels insistent sur la protection du royaume danois et sur la préservation de l’autodétermination du Groenland.

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