La France va construire le plus grand navire de guerre d’Europe : les ingénieurs navals révèlent pourquoi le PANG change tout pour la marine

La construction du plus grand porte-avions européen va transformer la marine française !

Publié le
Lecture : 2 min
La France va construire le plus grand navire de guerre d'Europe : les ingénieurs navals révèlent pourquoi le PANG change tout pour la marine
La France va construire le plus grand navire de guerre d’Europe : les ingénieurs navals révèlent pourquoi le PANG change tout pour la marine | Armees.com

La France se lance dans un projet ambitieux : la construction du Porte-Avions de Nouvelle Génération (PANG), qui devrait devenir le plus grand navire de guerre jamais construit en Europe. Ce porte-avions nucléaire de nouvelle génération est destiné à remplacer le Charles de Gaulle, en répondant aux besoins croissants de la marine française en matière de capacité et de technologies modernes.

Un sacré défi technologique et industriel

Le développement du PANG a commencé en 2018. L’objectif principal est d’offrir à la France un outil naval de pointe, comparable aux superstructures des États-Unis et de la Chine. Le projet a obtenu un feu vert officiel pour lancer la construction en décembre 2025, et la mise en service est prévue pour 2038. Le chantier se déroulera principalement à Saint-Nazaire, aux Chantiers de l’Atlantique, avec Naval Group comme principal constructeur militaire.

Le navire sera propulsé par deux réacteurs nucléaires K22 et disposera d’une propulsion nucléaire, pour une puissance totale d’environ 440 MW. Selon le média 19fortyfive, ces réacteurs sont présentés comme « les plus puissants réacteurs navals jamais installés sur un bâtiment de surface français », surpassant les capacités du Charles de Gaulle. Grâce à cette motorisation, le PANG bénéficiera d’une autonomie et d’une endurance pratiquement illimitées entre les recharges de combustible nucléaire.

Des avancées technologiques majeures

Le PANG intégrera les systèmes de lancement électromagnétique EMALS et de récupération AAG (Advanced Arresting Gear), des technologies de pointe fournies par les États-Unis dans le cadre d’un contrat de vente militaire étranger. Ces systèmes remplaceront les catapultes à vapeur actuelles et permettront l’installation de deux à trois catapultes EMALS, ainsi que de trois systèmes AAG.

Le porte-avions supportera aussi la nouvelle génération d’avions de combat, y compris le Next Generation Fighter (NGF), prévu pour être plus grand et plus lourd que le Rafale-M actuellement utilisé. La conception du PANG permettra en outre d’opérer des drones légers et des aéronefs de combat collaboratif, portant sa capacité aérienne à au moins 40 aéronefs.

Un rôle stratégique et géopolitique renforcé

En Europe, seuls la France et le Royaume-Uni disposent de porte-avions. Construire le PANG répond aussi à une nécessité pratique : éviter l’absence d’un porte-avions français lors des périodes de maintenance du Charles de Gaulle. Ce projet renforce l’autonomie stratégique de la France au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, et joue un rôle stabilisateur pour les territoires d’outre-mer français et les zones économiques exclusives qui s’étendent sur plusieurs océans, contribuant à la défense maritime.

La vitesse maximale prévue pour le PANG est de 50 km/h, et sa zone d’opération couvre l’Atlantique, l’océan Indien et le Pacifique. Une architecture centrée sur les données promet des mises à jour optimisées de ses systèmes de combat, garantissant son opérationnalité sur plusieurs décennies.

Laisser un commentaire

Share to...