Vladimir Poutine aurait confié à l’un de ses proches craindre d’être pendu. Cette phrase, attribuée à Vladimir Poutine par l’hebdomadaire britannique The Economist dans un article daté du 1er septembre 2026, aurait été confiée par le président russe à l’un de ses proches.
Selon une source citée par le magazine, le chef du Kremlin redouterait des conséquences personnelles si la guerre en Ukraine devait se terminer sans victoire russe, en particulier sans la conquête de l’ensemble du Donbass.
Sur BFMTV, l’éditorialiste en politique internationale Elsa Vidal juge le propos hors norme : « C’est un propos extrêmement lourd dont on n’a pas l’habitude dans la bouche de l’homme qui préside la destinée de la Russie depuis 26 ans dans un contexte international et intérieur marqué par des tensions inédites », a-t-elle expliqué dans le podcast Le titre à la une.
Le premier cercle plutôt que l’ennemi occidental
Selon The Economist, le ils de la phrase désignerait moins les adversaires occidentaux ou les ennemis ukrainiens que les membres du premier cercle de Poutine lui-même. Le texte établit un parallèle avec le sort d’Evgueni Prigojine, le chef mercenaire qui s’était retourné contre le président russe et l’armée en lançant une marche sur Moscou en juin 2023, avant de mourir deux mois plus tard dans un accident d’avion que l’article qualifie de fâcheux.
Si elle est avérée, la confidence traduirait l’amertume d’une défaite stratégique qui se dessine, mais aussi une peur plus intime : celle de mourir. L’écrivain français Astolphe de Custine décrivait déjà en 1839 la Russie comme une monarchie absolue tempérée par l’assassinat.
Selon The Economist, la peur aurait changé de camp, passant de Kiev à Moscou, où elle toucherait à la fois la population, confrontée aux pénuries et à l’appauvrissement, et les élites, qui doutent de la capacité du chef suprême à l’emporter.
Téléphones interdits, personnel sur écoute
Des mesures supplémentaires de sécurité ont été instaurées autour de Vladimir Poutine, rapporte BFMTV. Il est désormais impossible de garder un smartphone sur soi en sa présence : seuls les téléphones sans connexion Internet sont tolérés. Son entourage n’a plus le droit d’emprunter les transports en commun. Au palais, cuisiniers, photographes et gardes du corps sont placés sur écoute et sous surveillance.
Ce dispositif s’ajoute à des signes physiques qui alimentent les spéculations sur l’état du président russe, âgé de 73 ans, longtemps décrit comme une personnalité paranoïaque.
Début mai, lors du défilé de la Victoire, Poutine serait apparu avec le visage bouffi et visiblement vieilli, selon des informations du Daily Mail. Des scientifiques associent ce vieillissement soudain au stress chronique, à la peur de perdre le contrôle et à l’isolement, des facteurs qui accéléreraient le vieillissement de l’organisme.
Le commentateur ukrainien Anton Gerashchenko a ironisé en montrant une photographie du président : « Le visage d’un « vainqueur » et du dirigeant d’une « superpuissance » ». L’organisation de surveillance Crimean Wind rappelle que « l’histoire montre que de nombreux dictateurs ont visiblement vieilli avant la chute de leur régime ou leur mort ».
Le défilé militaire du week-end dernier aurait par ailleurs été réduit, sans matériel militaire pour la première fois. Pour l’opposant Leonid Nevzlin, « le régime est structuré de telle sorte que la question de son avenir s’est transformée en question sur l’état de la santé d’un vieil homme ». L’analyste ukrainien Ivan Yakovina va plus loin : « On peut supposer que ce défilé sera son dernier ».
Le bilan du conflit est qualifié de dévastateur pour l’Ukraine depuis 2022, mais aussi de ravageur pour la Russie. En 2025, malgré tous les moyens déployés et l’aide de la Corée du Nord, les forces russes n’ont conquis que 1 % du territoire ukrainien.
Le bilan humain russe s’élève à 450 000 morts et 1,4 million de blessés ou d’hommes hors de combat. Selon le directeur de la CIA John Ratcliffe, qui s’est rendu à Moscou fin août 2026 pour s’exprimer devant un cercle d’experts américains, la durée de vie moyenne d’un soldat russe envoyé en première ligne serait de 20 à 30 minutes.
Cette visite aurait produit l’effet inverse de celui recherché. Le 1er septembre 2026, Poutine affirmait que la Russie était en train de gagner sur le front, tout en excluant toute nouvelle mobilisation militaire. Le président russe percevrait les mises en garde occidentales non comme une limite à ne pas franchir, mais comme un aveu de faiblesse qui l’incite à la surenchère.
Il a fait frapper une habitation civile à Kiev le 31 août 2026, et le texte évoque la possibilité d’une extension du conflit sous une forme encore inconnue, incluant des actions sous fausse bannière ou des incursions ciblées, l’Allemagne ayant déjà démontré, preuves à l’appui, l’implication des services russes dans une tentative majeure d’attentat par drones. Rien, à ce jour, ne laisse entrevoir de désir de négociation chez Vladimir Poutine.








