Trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023, qui a causé la mort de 1 221 personnes en Israël, Benyamin Netanyahou a accusé publiquement l’état-major militaire de ne pas l’avoir réveillé lorsque le Hamas a lancé son offensive. Cette déclaration intervient à moins de deux mois des élections législatives du 27 octobre 2026, ravivant le débat sur les responsabilités dans cette grave défaillance sécuritaire israélienne.
Débat sur la chaîne de commandement au cœur de la controverse
Le 1er septembre 2026, le Premier ministre israélien a renforcé sa défense politique en affirmant publiquement que l’état-major avait délibérément choisi de ne pas le réveiller le matin du 7 octobre 2023. Selon lui, cela l’aurait empêché de mobiliser l’armée à temps pour contrer l’offensive. Cette déclaration, qui laisse entendre une dissimulation orchestrée, vise à transférer la responsabilité vers les militaires, bien que traditionnellement, le commandement civil soit responsable des décisions stratégiques.
Parallèlement, le 31 août 2026, Sara Netanyahou, lors d’une interview, a accusé Yaïr Golan, ancien général et chef du parti d’opposition « Les Démocrates », d’avoir été « déjà prêt » lors de l’attaque. Golan, pourtant reconnu pour avoir sauvé des vies lors du massacre du festival Nova, est ciblé par une stratégie politique agressive. Les « Démocrates » ont dénoncé cette accusation comme une « théorie du complot ». Golan a exigé des excuses et menacé d’une action en justice pour diffamation.
Implications tactiques et stratégiques avant les élections
À l’approche des élections du 27 octobre 2026, les failles sécuritaires du 7 octobre sont exploitées par le couple Netanyahou pour polariser l’électorat. Un sondage indique que 40% des Israéliens croient à une trahison interne, ce chiffre montant à 63% chez les partisans de la coalition au pouvoir. Cette division attise les tensions entre l’autorité civile et l’armée, affaiblissant potentiellement Israël face à des menaces régionales.
Les accusations de Netanyahou placent l’état-major dans une situation délicate, entre le besoin de préserver sa neutralité politique et le risque d’être perçu comme coupable par son silence. La confiance entre les échelons civils et militaires est essentielle pour la crédibilité des forces de sécurité. Cette campagne électorale pourrait bien se transformer en référendum sur la gestion sécuritaire du 7 octobre, opposant la responsabilité institutionnelle à la stratégie du bouc émissaire.








