L’échange entre Vladimir Poutine et Donald Trump ce jeudi 3 juillet a retenu l’attention au-delà des frontières. La discussion, qui a duré environ une heure, portait surtout sur le conflit en Ukraine. Selon Iouri Ouchakov (conseiller diplomatique au Kremlin), la conversation a été particulièrement « franche », révélant bien les divergences tenaces entre les deux pays pour trouver une solution à cette affaire.
Position ferme de la Russie
Pendant leur appel, Vladimir Poutine a réaffirmé que la Russie « n’abandonnera pas ses objectifs » dans le conflit ukrainien. Le président russe a tenu à rappeler l’importance de régler ce qu’il désigne comme les « causes profondes bien connues » de la situation actuelle, notamment en lien avec les drones explosifs. Les demandes de Moscou sont nettes : un retrait complet des troupes ukrainiennes des régions de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson, et que l’Ukraine renonce à rejoindre l’OTAN. Malgré ces positions fermes, Moscou souhaite toujours continuer les négociations entamées à Istanbul pour trouver une solution politique.
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Réaction américaine : une suspension inattendue
De son côté, Donald Trump s’est montré déçu par l’absence de progrès pendant l’appel, reflétant sa politique étrangère transactionnelle. Du coup, les États-Unis ont mis en pause la livraison de certaines armes à l’Ukraine, justifiant cette décision par « les intérêts de l’Amérique ». Cette suspension touche notamment des équipements stratégiques comme les systèmes de défense aérienne Patriot, l’artillerie de précision et les missiles Hellfire. Sous l’administration précédente de Joe Biden, plus de 60 milliards de dollars avaient été alloués à Kiev pour renforcer ses capacités militaires. Néanmoins, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a indiqué que le ministère propose déjà au président des options solides pour essayer de mettre fin à cette guerre tragique.
Discussions précédentes et situation actuelle
Les coups de fil entre Poutine et Trump se multiplient depuis le retour de ce dernier à la Maison Blanche, cet entretien marquant leur sixième échange officiel. La tension reste palpable, surtout après une altercation verbale en février entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche. Lors d’un précédent dialogue, le 2 juin en Turquie entre Kiev et Moscou, un accord avait été trouvé pour l’échange de prisonniers, sans toutefois réussir à instaurer un cessez-le-feu durable. À cette occasion, un mémorandum russe avait présenté des exigences très élevées pour qu’un tel accord soit envisagé.








