Forces de l’ordre : le nouveau gilet pare-balles arrive enfin !

Les forces de l’ordre vont recevoir petit à petit les nouveaux gilets par balle. Les premiers sont déjà arrivés dans les brigades.

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Forces de l’ordre : le nouveau gilet pare-balles arrive enfin ! © Armees.com

Très attendu dans les rangs des forces de l’ordre, le nouveau gilet pare-balles va arriver dans les prochains jours dans les brigades. Ce dernier doit permettre de mieux protéger les agents en intervention.


Les forces de l’ordre vont bénéficier du nouveau gilet pare-balles


L’État officialise une commande monumentale de 100 000 gilets pare-balles destinés aux forces de l’ordre. Derrière ce chiffre, un constat : la violence qui frappe policiers, gendarmes et agents pénitentiaires atteint un seuil critique. Ce nouvel arsenal balistique, fruit d’un contrat de 32 millions d’euros, arrive dans un climat sécuritaire tendu, ravivé notamment par le drame d’Incarville, en mai 2024.


C’est une offensive logistique sans précédent. La France, via son ministère de l’Intérieur, a signé un marché sur quatre ans avec NFM Group (siège en Pologne, antenne à Lorient) et Cooneen Protection Ltd (société à capitaux suédois établie en Irlande). Deux spécialistes internationaux appelés à fournir l’ossature défensive des forces publiques françaises. La commande prévoit l’approvisionnement de gilets pare-balles individuels (GPB-I) et de housses tactiques modulaires, adaptables aux divers services concernés : police nationale, gendarmerie, douanes et personnel pénitentiaire. Selon les syndicats : « 3 000 exemplaires ont d’ores et déjà été déployés au sein de la police nationale ».


L’assurance-vie du terrain : un gilet pare-balles nouvelle génération


L’équipement fourni se distingue par sa modularité, sa résistance et sa légèreté. Il embarque des matériaux innovants comme le Dyneema, une fibre de polyéthylène ultra-performante sur le plan balistique. En somme, un textile qui résiste au plomb mais ne plombe pas les épaules. Cerise sur la plaque : les modèles sont déclinés pour s’adapter aux morphologies féminines, un détail encore rare dans les marchés publics, salué par plusieurs organisations syndicales.


La décision n’est pas tombée du ciel. Elle s’impose comme réponse à une escalade documentée. En 2024, la police nationale a enregistré quinze blessés par jour dans ses rangs. La gendarmerie, elle, déplore 10 000 blessés sur l’année. Les violences contre les forces de sécurité se normalisent, y compris lors d’interventions classiques.


L’un des points qui grince dans ce contrat, c’est son externalisation partielle. Pourquoi l’État français, pour un matériel aussi stratégique, finance-t-il des fournisseurs étrangers ? L’interrogation revient en boucle, notamment dans les rangs syndicaux.

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