En Ukraine, ces robots humanoïdes dopés par Trump font déjà trembler les armées

Les robots humanoïdes révolutionnent la guerre, mais leur utilisation soulève des questions éthiques préoccupantes.

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En Ukraine, ces robots humanoïdes dopés par Trump font déjà trembler les armées
En Ukraine, ces robots humanoïdes dopés par Trump font déjà trembler les armées © Armees.com

L’arrivée des robots humanoïdes sur les champs de bataille ouvre une nouvelle ère pour la technologie militaire. Tandis que certains y voient une solution stratégique prometteuse, d’autres soulèvent d’importants enjeux éthiques et sécuritaires. La société Foundation, installée près de San Francisco, en est le fer de lance avec son produit phare, le Phantom MK-1, et le débat s’intensifie parmi les dirigeants internationaux.

Foundation : naissance et nouveautés technologiques

Depuis sa base à une heure au sud de San Francisco, Foundation s’est imposée comme un acteur majeur des technologies militaires. Pilotée par Mike LeBlanc, ancien du Marine Corps des États-Unis, et Sankaet Pathak, l’entreprise vise très haut : produire jusqu’à 500 000 unités Phantom à terme, avec un objectif initial de 30 000 unités par an. L’arrivée du Phantom MK-2, prévue pour avril, doit améliorer les performances du MK-1 grâce à une électronique revue et des batteries plus puissantes.

Les essais de ces unités se déroulent de l’Ukraine aux États-Unis, notamment lors de cours « methods of entry » au sein du Marine Corps. Foundation a décroché des contrats de recherche d’une valeur de 22,08 millions d’euros avec l’U.S. Army, la Navy et l’Air Force. Dans le même secteur, la jeune pousse Scout AI propose le Fury AI Orchestrator, testé avec succès lors d’une attaque sans intervention humaine, confirme Time.

Ce qu’ils apportent sur le terrain et les choix stratégiques

Les partisans des robots humanoïdes mettent en avant plusieurs atouts. Selon Mike LeBlanc, il y a une « obligation morale » à réduire les pertes humaines en confiant certaines missions à des machines capables de fonctionner dans des environnements hostiles. Les Phantom peuvent porter une charge de 79,4 kg et être équipés de divers armements, en s’intégrant aux stocks existants de l’armée américaine, comme les Humvees ou les mitrailleuses .50 cal.

En Ukraine, l’utilisation massive de drones autonomes, jusqu’à 9 000 par jour, illustre l’efficacité et l’autonomie opérationnelle de ces technologies. De la même manière, le Department of Homeland Security collabore étroitement avec Foundation pour des patrouilles à la frontière sud des États-Unis, mettant en avant le potentiel dissuasif de ces dispositifs.

Questions éthiques et responsabilités légales

Malgré ces avancées, des voix s’élèvent pour interroger la place des robots dans les conflits modernes. António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, déclarait l’année dernière que les systèmes d’armes létales autonomes sont « politiquement inacceptables » et « moralement répugnants ». Bonnie Docherty, de la Harvard Law School, rappelle que « l’autonomie est un spectre », ce qui pose la question du contrôle humain dans l’art de la guerre.

La question de la responsabilité juridique se pose également : qui doit rendre des comptes si une machine autonome dévie de son comportement prévu ? On alerte aussi sur le risque de déshumanisation, avec le spectre d’une guerre qui ressemblerait à un « jeu vidéo » où la vie humaine serait réduite à des données.

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