Deux généraux français radiés après une tribune controversée

Deux généraux français ont été radiés par l’armée pour avoir enfreint leur devoir de réserve, après la signature d’une tribune polémique en 2021 dénonçant l’état de la société.

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Deux généraux français ont été radiés pour une prise de position condamnée, qui remonte à 2021. Pixabay
Deux généraux français ont été radiés pour une prise de position condamnée, qui remonte à 2021. Pixabay | Armees.com

Deux généraux à la retraite viennent d’être officiellement radiés par le ministère des Armées pour avoir violé leur obligation de réserve. Cette décision fait suite à la publication d’une tribune polémique parue en avril 2021, dénonçant notamment l’islamisme et la dégradation de la société française.

Un manquement au devoir de réserve

André Coustou et Paul Pellizzari, généraux en deuxième section, c’est-à-dire retraités mais encore mobilisables, viennent d’être définitivement exclus des cadres de l’armée française. Cette décision a été annoncée par voie officielle, suite à une enquête disciplinaire engagée par le ministère des Armées. Il leur est reproché d’avoir enfreint leur devoir de réserve, en exprimant publiquement leurs opinions politiques et sociales.

Cette sanction fait suite à la signature d’une tribune très controversée, publiée dans Valeurs Actuelles en avril 2021, dans laquelle une vingtaine de militaires dénonçaient avec vigueur le « délitement » de la nation. L’armée française, connue pour son devoir de silence en matière politique, considère que ce genre de prise de position publique menace la neutralité indispensable à l’institution.

Des prises de position condamnées au niveau politique

La tribune des généraux avait provoqué dès sa publication une intense polémique dans l’opinion publique et au sein du gouvernement. Les signataires y dénonçaient entre autres la montée de l’islamisme, l’insécurité croissante et les tensions communautaires dans les banlieues françaises. Leur texte suggérait également que l’armée pourrait être contrainte d’intervenir pour restaurer l’ordre si la situation venait à s’aggraver.

À l’époque, cette prise de position avait immédiatement été condamnée par les autorités politiques, la ministre des Armées d’alors, Florence Parly, ayant qualifié la tribune d' »irresponsable ». Elle avait promis des sanctions disciplinaires exemplaires, estimant que l’action des militaires concernés portait atteinte aux valeurs de neutralité politique strictement observées par l’armée française.

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