Entre la garde des enfants et la Garde nationale, il n’y a parfois qu’un pas. Avec la situation géopolitique internationale et l’actualité qui poussent à renforcer la sécurité intérieure, la signature d’une nouvelle convention entre un groupe de crèches et la Garde nationale représente une avancée notable. En favorisant l’engagement civique, cette initiative ouvre la voie à un partenariat intéressant, à la croisée des enjeux familiaux et de la sécurité.
Des engagements institutionnels qui montent d’un cran
Les Petits Pouces, aussi appelés groupe de crèches Minipouces, ont récemment signé une convention stratégique avec la Garde nationale. Le groupe gère une crèche à Pamiers, dans l’Ariège, et trois autres dans l’Aude, à Carcassonne et Castelnaudary. Lors de la signature, plusieurs personnalités étaient présentes : Anne Fonteny, présidente du Mouvement des Entreprises de France (Medef) Aude et cofondatrice des Petits Pouces, ainsi que Marc-Antoine Baudart, commandant et correspondant du Secrétariat général de la Garde nationale pour le département de l’Aude.
La Garde nationale, créée en 2016 à la suite des attentats terroristes, regroupe les réservistes des ministères des Armées et de l’Intérieur. Elle joue un rôle majeur dans la sécurité nationale en mobilisant des citoyens pour la protection intérieure. Les ministères concernés sont donc ceux des Armées et de l’Intérieur, qui supervisent les questions liées à la sécurité intérieure.
Une convention avec des engagements précis
La convention signée les 18 et 19 mars vise à faciliter l’engagement des employés de Minipouces comme réservistes opérationnels. Quatre crèches participent à cette démarche. L’accord prévoit que Minipouces maintiendra le salaire de ses employés pendant les 15 jours annuels consacrés à leur engagement comme réservistes, explique La Dépêche. Ce choix, qui n’est pas une obligation légale pour les entreprises privées, supprime un frein financier à l’engagement. Il dépasse le minimum légal de dix jours, soit cinq jours de plus que le seuil prévu.
Avec environ 83 000 réservistes en France, dont la moitié sont des réservistes « militaires » et l’autre dédiée à la sécurité intérieure, la Garde nationale ambitionne de doubler ces effectifs pour atteindre 160 000 réservistes. Comme le souligne Marc-Antoine Baudart : « On n’est pas assez nombreux ».
La situation actuelle oblige à renforcer la capacité de réponse face à des risques qui augmentent. Les propos de Marc-Antoine Baudart insistent sur la nécessité de préparer la France à un conflit de haute intensité : « La réalité des faits, c’est que l’armée d’active va se désengager du territoire national, parce qu’on l’utilise pour des missions qui ne sont pas celles pour lesquelles elle est faite, comme le contrôle à la frontière. Vu les risques qui pèsent aujourd’hui sur nous, on doit se préparer pour un conflit de haute intensité ». Même si l’entreprise ne compte que 50 salariés, cette convention peut susciter des vocations et soutenir l’évolution de la sécurité nationale.








