L’annonce est intervenue le 19 février 2026, lors d’une présentation officielle. À cette occasion, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a supervisé la mise en avant d’un nouveau lance-missiles capable de tirer des ogives nucléaires tactiques. Ce lance-missiles, présenté comme plus imposant et plus mobile, renforce ainsi l’arsenal de la Corée du Nord dans un contexte régional déjà marqué par des tensions persistantes avec la Corée du Sud et les États-Unis.
Un lance-missiles nucléaire présenté comme stratégique par Kim Jong-un
Le nouveau lance-missiles a été dévoilé lors d’une inspection menée par Kim Jong-un dans une unité militaire. Selon Le Monde, le dirigeant a mis en avant un système capable d’emporter des charges nucléaires, affirmant que ce lance-missiles devait accroître la capacité de frappe de la Corée du Nord face à ses adversaires régionaux. En outre, Le Figaro précise que l’arme est conçue pour tirer des roquettes de gros calibre adaptées à l’emport d’ogives nucléaires tactiques, ce qui élargit le spectre d’emploi opérationnel.
Par ailleurs, selon Ouest-France, ce lance-missiles est présenté par Pyongyang comme un outil de « dissuasion décisive ». Kim Jong-un a insisté sur la nécessité de renforcer l’arsenal national, dans un contexte de coopération militaire accrue entre la Corée du Sud et les États-Unis. Ce lance-missiles s’inscrit donc dans une logique de réponse directe aux exercices conjoints menés régulièrement au sud de la péninsule. La communication nord-coréenne met en scène un système mobile, monté sur véhicule, donc susceptible d’être déployé rapidement et de manière dispersée.
Une démonstration de force de la Corée du Nord face aux États-Unis et à la Corée du Sud
Selon Le Figaro, le lance-missiles dévoilé par la Corée du Nord est capable de tirer plusieurs projectiles en salve, ce qui augmente sa capacité de saturation. En effet, un tel lance-missiles permet de frapper simultanément plusieurs cibles ou, à l’inverse, de concentrer le feu sur un objectif stratégique. La portée et la précision exactes n’ont pas été détaillées officiellement, toutefois l’accent a été mis sur la compatibilité nucléaire du système.
De son côté, Le Monde indique que cette annonce intervient dans un climat de tension renouvelé sur la péninsule coréenne. En effet, la Corée du Nord multiplie depuis plusieurs années les essais balistiques et les démonstrations de force. Par conséquent, ce lance-missiles apparaît comme une pièce supplémentaire dans l’architecture de dissuasion nord-coréenne. Kim Jong-un considère que le renforcement de ce lance-missiles nucléaire est indispensable pour garantir la sécurité du régime face aux « menaces extérieures ».
Un lance-missiles au cœur de la doctrine nucléaire nord-coréenne
Le déploiement de ce lance-missiles s’inscrit dans la doctrine nucléaire élargie de la Corée du Nord. Selon Corse Matin, l’arme a été présentée peu avant une échéance politique interne majeure, ce qui renforce sa dimension symbolique. En effet, le calendrier choisi n’est pas anodin, car il permet à Kim Jong-un de consolider son image de chef militaire déterminé. Ainsi, le lance-missiles devient un outil de communication stratégique autant qu’un vecteur opérationnel.
En outre, L’Est Républicain rapporte que ce lance-missiles a été qualifié de nouvelle arme à « capacité nucléaire » par les médias d’État nord-coréens. Cela signifie que le système est pensé pour intégrer des charges atomiques tactiques, donc destinées à un usage sur un théâtre régional. Par conséquent, la Corée du Nord renforce sa capacité de dissuasion graduée, en combinant missiles balistiques et lance-missiles de saturation. Kim Jong-un poursuit une stratégie de diversification de l’arsenal, alors même que les sanctions internationales demeurent en vigueur.
Au total, le lance-missiles dévoilé par la Corée du Nord marque une étape supplémentaire dans la modernisation militaire du régime. Certes, les caractéristiques techniques précises restent floues, mais le message politique est limpide. En mettant en avant ce lance-missiles à capacité nucléaire, Kim Jong-un adresse un signal direct à la Corée du Sud et aux États-Unis, tout en consolidant la posture stratégique de Pyongyang sur la scène internationale.








