Une découverte archéologique importante vient de mettre au jour des pétroglyphes remontant à 10 000 av. J.-C. dans l’ouest de l’Inde, plus précisément dans la région de Konkan, située dans le Maharashtra occidental. Ces gravures anciennes, longtemps enfouies sous des couches de terre et de boue, offrent un aperçu inédit d’une civilisation jusque-là méconnue. La découverte a rapidement attiré l’attention des chercheurs et des historiens du monde entier.
Une belle collection de gravures sur roche
Les pétroglyphes repérés à Ratnagiri et Rajapur se trouvent sur le sommet de collines plates et présentent un éventail impressionnant de motifs. On y voit des animaux, des humains, des oiseaux, ainsi que des formes géométriques assez élaborées. Fait intéressant, certaines de ces gravures étaient déjà visibles à l’air libre et étaient vénérées par les habitants locaux comme des objets sacrés.
Ces marques sur pierre offrent des indices sur une civilisation ancienne apparemment composée principalement de chasseurs-cueilleurs. Comme l’explique Tejas Garge, directeur du département d’archéologie du Maharashtra : « Nous n’avons trouvé aucune image d’activités agricoles… Cela indique qu’il dépendait de la chasse pour se nourrir » relate la BBC. Les représentations animales incluent notamment des rhinocéros et des hippopotames, des espèces qui ne vivent plus dans cette région aujourd’hui, ce qui soulève des interrogations sur d’ancienne migration ou d’anciens bouleversements écologiques.
Réflexions archéologiques et nouvelles hypothèses
L’absence totale de scènes agricoles dans ces pétroglyphes laisse penser que cette civilisation se reposait essentiellement sur la chasse pour subvenir à ses besoins. On y trouve aussi des représentations d’espèces marines, comme des requins et des baleines, ainsi que des amphibiens tels que des tortues.
Cependant, l’apparition d’animaux comme le rhinocéros pose la question : ces espèces y vivaient-elles réellement à l’époque ? Ou bien l’arrivée d’artistes venus d’ailleurs expliquerait-elle leur présence ? Ces interrogations nourrissent plusieurs hypothèses parmi les chercheurs et ouvrent la voie à de futures découvertes fossiles.
Une aventure en équipe
Cette trouvaille est le fruit du travail acharné de passionnés comme Sudhir Risbood et Manoj Marathe, qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour dénicher ces trésors cachés. Leur démarche consistait non seulement en une exploration physique soutenue, mais aussi en une mobilisation active des communautés locales. Sudhir Risbood raconte toujours pour la BBC : « Les gens ont commencé à nous envoyer des photographies… Cela nous a fourni énormément d’informations précieuses ».
La participation des habitants a joué un rôle déterminant dans cette opération. Des écoles aux villageois, chacun a contribué à rassembler les informations nécessaires pour repérer ces sites historiques. Sur les 52 villages où se trouvent ces pétroglyphes, seuls cinq connaissaient leur existence avant que cette initiative collective ne prenne forme.








