La NASA s’inquiète du niveau des océans qui est monté plus vite que prévu

En 2024, les océans montent plus vite que prévu, avec une hausse de 0,59 cm cette année.

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La NASA s'inquiète du niveau des océans qui est monté plus vite que prévu
La NASA s’inquiète du niveau des océans qui est monté plus vite que prévu © Armees.com

En 2024, la hausse des niveaux marins atteint un niveau inédit, d’après les dernières observations de la NASA. Cette année est aussi marquée par le record de chaleur enregistré depuis 1850. L’élévation des océans, qui se fait plus rapidement que prévu, suscite de vives inquiétudes chez les populations côtières et souligne l’urgence d’une action mondiale coordonnée face au changement climatique.

Un constat inquiétant sur l’augmentation des mers

Les récentes données indiquent que le niveau moyen des mers a grimpé de 0,59 centimètre en 2024, dépassant les prévisions initiales de 0,43 centimètre. Depuis le début des relevés satellitaires en 1993, on a constaté une hausse totale de 10 centimètres. Cette accélération est principalement liée à la dilatation thermique de l’eau, qui représente désormais deux tiers de cette augmentation.

Simultanément, la fonte des glaces continue d’alimenter ce phénomène, même si sa contribution se limite aujourd’hui à un tiers de la hausse totale. Le chercheur Josh Willis, du Jet Propulsion Laboratory, lance d’ailleurs : « L’océan continue de monter, et le rythme de cette élévation s’accélère. »

Les raisons derrière ce phénomène

Le réchauffement des océans joue un rôle majeur dans cette accélération. Les émissions persistantes de gaz à effet de serre alimentent le changement climatique, ce qui provoque une accumulation de chaleur dans les eaux superficielles et finit par se diffuser en profondeur. Par ailleurs, le phénomène naturel El Niño déplace d’importantes quantités d’eau chaude du Pacifique occidental vers ses zones centrales et orientales, contribuant à cette hausse des niveaux marins.

Ces phénomènes combinés se confirment grâce aux satellites comme TOPEX/Poseidon et Sentinel-6 Michael Freilich. D’ailleurs, la NASA s’appuie sur le satellite Sentinel-6B, qui va permettre d’affiner les mesures de la hauteur des océans sur 90% du globe.

Des répercussions sur nos zones côtières

Les effets directs se font déjà sentir dans plusieurs régions du monde. Des États comme la Floride, l’Inde, le Bangladesh et les Pays-Bas, ainsi que les petits États insulaires du Pacifique et de l’océan Indien, se trouvent particulièrement menacés par les risques liés à cette montée des eaux. Les infrastructures indispensables, telles que les ports, routes et bâtiments, sont mises à mal par cette érosion progressive.

En outre, l’intrusion d’eau salée dans des fleuves majeurs comme le Gange complique la situation pour l’agriculture locale et la distribution d’eau potable. Le chercheur Josh Willis souligne encore : « Chaque année est un peu différente, mais ce qu’on voit, c’est que l’océan continue de monter et que son rythme accélère d’année en année. »

Se préparer face aux défis climatiques

Face à cette situation préoccupante, il est indispensable que les populations côtières mettent en place dès maintenant des mesures d’adaptation efficaces. Cela passe par la construction de digues solides pour sécuriser les zones habitées et par le relogement de façon réfléchie des habitants vulnérables afin de diminuer leur exposition aux risques liés à la montée des eaux.

Les villes doivent revoir leur manière de s’organiser pour intégrer ces nouvelles contraintes environnementales et développer des solutions innovantes qui leur permettront de mieux se protéger face aux changements en cours.

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