Airbus et Thales décrochent un contrat d’un milliard d’euros avec la Roumanie : pourquoi ce pays a préféré l’Europe aux États-Unis

1 milliard d’euros d’hélicoptères et de radars, un premier livré dès 2027 : la Roumanie muscle sa défense face aux drones venus d’Ukraine. Voici les détails d’un contrat franco-roumain qui pourrait bien changer la donne.

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Airbus et Thales décrochent un contrat d'un milliard d'euros avec la Roumanie : pourquoi ce pays a préféré l'Europe aux États-Unis
Airbus et Thales décrochent un contrat d’un milliard d’euros avec la Roumanie : pourquoi ce pays a préféré l’Europe aux États-Unis © Armees.com

Le Parlement roumain a validé fin avril 2026 d’importants contrats d’achats d’équipements militaires, proposés par le ministère de la Défense. Ces marchés, financés dans le cadre du prêt européen à taux préférentiel SAFE (Security Action for Europe), ont été signé le 31 mai 2026.

Le volet le plus visible concerne la France. La Roumanie a signé avec Paris des contrats annoncés le 17 juillet, portant sur l’achat d’hélicoptères Airbus et de radars Thales, pour un montant total d’1 milliard d’euros, rapporte Capital. L’objectif affiché est de modernisation de la défense aérienne du pays.

Douze hélicoptères militaires H225M Caracal doivent ainsi rejoindre les forces roumaines. Le montant exact varie selon les sources : 757 millions d’euros d’un côté, 850 millions de l’autre pour la production des douze appareils. Même flottement du côté des radars : douze systèmes Ground Master 200 MM/A sont chiffrés tantôt à 247 millions d’euros, tantôt à près de 260 millions.

Des radars produits en Roumanie, attendus dès 2027

Ces radars de surveillance aérienne seront entièrement fabriqués sur le sol roumain. Leur mission : détecter les drones volant à basse altitude, une menace devenue concrète pour Bucarest depuis le début de la guerre en Ukraine. Le premier exemplaire est attendu dans les onze mois, soit début 2027, et jugé « indispensable pour faire face aux drones volant à basse altitude », selon Radu Miruță, le ministre roumain de la Défense, lors d’une conférence de presse.

L’ensemble des hélicoptères et des radars doit être livré d’ici 2030. Le ministère envisage déjà la suite : trente hélicoptères supplémentaires après cette date, financés cette fois sur le budget national à hauteur de 2 milliards d’euros. Ces deux contrats devraient par ailleurs créer des centaines d’emplois en Roumanie, selon une source interne au ministère.

L’enveloppe globale liée à ce paquet d’armement dépasse largement le seul contrat franco-roumain. Une autre source l’évalue à 8,33 milliards d’euros, en intégrant cette fois le volet allemand porté par Rheinmetall.

Le groupe allemand doit en effet signer des programmes d’une valeur totale de 5,7 milliards d’euros, incluant notamment la production de véhicules blindés Lynx.

Ces achats interviennent alors que la Roumanie, membre de l’OTAN et frontalière de l’Ukraine, a connu de multiples violations de son espace aérien et plusieurs chutes de drones sur son territoire. Le pays prévoit par ailleurs d’investir 2,2 milliards d’euros dans des systèmes antidrones via le programme SAFE, un chantier distinct qui vient compléter ce dispositif. L’Europe dans son ensemble s’est engagée dans un effort de réarmement face à l’invasion russe.

Le premier radar Thales doit arriver dans les onze prochains mois.

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