Donald Trump a affirmé qu’il parlait à Poutine, qu’il le connaissait très bien et que celui-ci ne cherchait pas à attaquer le territoire de l’OTAN, rapporte Independent. Donald Trump a tenu ces propos dans le Bureau ovale, en réponse à des journalistes qui l’interrogeaient sur la tentative d’attaque par drone visant un aéroport allemand, un incident que plusieurs alliés, dont le Royaume-Uni, attribuent à la Russie. Un journaliste lui avait rappelé sa promesse selon laquelle Moscou n’attaquerait pas le territoire de l’OTAN sous sa présidence.
L’incident remonte au début du mois d’août 2026. Un drone chargé d’explosifs avait été retrouvé près d’un avion ukrainien à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, avant d’être désamorcé. Ce hub sert de plaque tournante majeure pour le fret venant en aide à Kyiv, qui combat les forces russes depuis plus de quatre ans.
Le 1er septembre 2026, le ministre allemand de l’Intérieur Alexander Dobrindt a déclaré la Russie responsable. L’Allemagne y voit un schéma d’opérations hybrides russes, tandis que Bruxelles estime que l’incident porte « toutes les marques d’un terrorisme parrainé par un État ».
Le gouvernement britannique a de son côté convoqué un haut diplomate russe pour protester contre cette attaque égrégieuse et irresponsable.
Moscou dément en bloc. L’ambassade de Russie en Allemagne a qualifié les accusations d’absurdes et de contraires au bon sens, estimant qu’elles profitaient à l’Ukraine, à l’aile militariste de l’élite européenne et aux fabricants d’armes. L’ambassadeur russe a averti que les mesures annoncées par Berlin représentaient une escalade sans précédent dans les relations russo-allemandes et qu’elles ne resteraient pas sans conséquences, dont le gouvernement allemand porterait, selon lui, l’entière responsabilité.
Une campagne de sabotage dénoncée par plusieurs capitales européennes
Les pays européens accusent le Kremlin de mener une campagne de sabotage visant à saper le soutien à l’Ukraine et à provoquer une instabilité plus large. Des avertissements circulent aussi sur des navires espions russes menaçant les câbles sous-marins britanniques, tandis que l’ancien ministre russe des Affaires étrangères a récemment suggéré que des usines britanniques de fabrication de drones pourraient être ciblées par des sources inconnues.
Andy Burnham, dont le premier déplacement officiel à l’étranger fut Kyiv, a jugé les manœuvres russes vouées à l’échec, estimant que les tentatives russes de saper la résolution unie et la volonté de soutenir l’Ukraine étaient futiles et vouées à l’échec. Le Premier ministre britannique avait auparavant exprimé la pleine solidarité du Royaume-Uni envers l’Allemagne.
Le refus de Trump de condamner le Kremlin relance les interrogations sur l’engagement de Washington envers l’alliance et son principe de sécurité collective. Le président américain a supervisé un réchauffement des relations avec Poutine tout en critiquant l’OTAN, dans un contexte de tensions avec l’Iran qui a conduit à un réexamen du positionnement des forces américaines en Europe.
Selon Politico, le directeur de la CIA John Ratcliffe a mis en garde des responsables russes lors d’une visite à Moscou, les enjoignant de ne pas intensifier les tensions avec les alliés de l’OTAN. Les pays cités sont l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.








