Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza : Trump parle d’« accord historique » alors que personne n’y croyait il y a 48 heures

Le Hamas dit oui au désarmement, Trump parle d’accord « historique »… mais un obstacle de taille bloque déjà tout sur le terrain. Retrait israélien, calendrier serré, tensions persistantes : la suite s’annonce loin d’être jouée.

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Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza : Trump parle d'« accord historique » alors que personne n'y croyait il y a 48 heures
Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza : Trump parle d’« accord historique » alors que personne n’y croyait il y a 48 heures © Armees.com

Le Hamas a donné son accord, vendredi 31 juillet 2026, à un plan de désarmement dans la bande de Gaza. Cette décision doit permettre d’enclencher la deuxième phase du cessez-le-feu conclu avec Israël, l’un des volets centraux du plan de paix porté par le président américain Donald Trump.

L’annonce avait été faite la veille au soir par Trump lui-même, sur son réseau Truth Social, au moment même où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se trouvait en visite aux États-Unis. Le président américain a qualifié l’accord d’« historique », affirmant que son Conseil de paix était parvenu à un texte sur « le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza ».

Il y voit « une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables ». Deux responsables du mouvement islamiste palestinien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont confirmé l’information à l’AFP.

https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/117011270507732212

Un retrait israélien lié au désarmement

Selon Ghazi Hamad, membre de l’équipe de négociation du Hamas, l’accord porte sur la question des armes et sur un retrait progressif des forces israéliennes du territoire. Trump affirme de son côté qu’Israël quittera Gaza une fois le désarmement achevé, les retraits militaires devant progresser « à mesure que le désarmement s’achève », pendant que la Force internationale de stabilisation (ISF) prendra le relais avec une nouvelle force de police palestinienne.

L’accord doit aussi ouvrir la voie à un nouveau gouvernement palestinien à Gaza, appelé à travailler avec le Conseil de paix. Ghazi Hamad, lui, évoque des concessions consenties « pour le bien de notre peuple dans la bande de Gaza, afin de le sauver de la mort et du déplacement ».

Le Comité national encore bloqué en Égypte

C’est le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), créé par le Conseil de paix, qui sera chargé de récupérer les armes du mouvement. Cette instance de technocrates palestiniens doit aussi gérer le quotidien de la population pendant la transition, en coordination avec l’ISF.

Ghazi Hamad se veut clair sur le partage des rôles : il affirme qu’Israël n’interviendra pas dans la question du désarmement et que le Comité national est l’instance qui se chargera de cette tâche.

Reste un obstacle de taille : selon les médias égyptiens et palestiniens, Israël empêche pour l’instant le NCAG d’accéder à la bande de Gaza. L’instance est basée en Égypte, où se tiennent depuis plusieurs semaines les discussions destinées à mettre en musique cette deuxième phase du cessez-le-feu.

Le Hamas doit désormais s’entendre avec les médiateurs sur les modalités précises et sur un calendrier d’exécution. Ghazi Hamad estime que ce travail prendra environ 14 jours, « voire davantage ». Le Conseil de paix a de son côté annoncé sur X qu’il entamera bientôt une transition progressive vers l’exercice de son autorité pleine et entière, avec l’appui de l’ISF.

Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza au sein du Conseil de paix, souligne que ce qui se passera ensuite est encore plus important : la mise en œuvre et la vérification devant être réelles, et le retrait devant avancer de concert avec le désarmement.

L’accord intervient plus de neuf mois après l’entrée en vigueur, en octobre 2025, du cessez-le-feu censé mettre fin à la guerre. Depuis, les violences quotidiennes entre Israël et le Hamas ne se sont pourtant jamais totalement arrêtées. Jeudi 30 juillet encore, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales de Gaza.

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