Les États-Unis pilotent le plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza. L’émissaire américain, Steve Witkoff, annonce le début de la seconde phase. Elle doit aboutir à une transition politique dans l’enclave afin d’amorcer la reconstruction.
Début de la phase 2 du plan américain pour Gaza
Le 14 janvier 2026, à Washington, les États-Unis ont officiellement annoncé l’entrée de la bande de Gaza dans la deuxième phase de leur plan de paix. Selon Steve Witkoff, cette séquence doit permettre de passer d’une logique militaire à une logique de stabilisation durable. Sur place, la phase deux du plan américain marque d’abord une rupture politique claire. Alors que la première phase reposait sur un cessez-le-feu et des échanges d’otages, la nouvelle étape introduit une approche institutionnelle assumée. Steve Witkoff a déclaré : « Nous annonçons le lancement de la phase deux du plan en 20 points du président visant à mettre fin au conflit à Gaza, passant du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction. » Ainsi, l’enclave devient le terrain d’expérimentation d’un plan de paix articulé autour de la sécurité et de la gouvernance civile.
Cependant, à Gaza, cette transition soulève de lourdes interrogations. D’une part, les États-Unis assument une implication directe dans la structuration de l’après-guerre. D’autre part, ils rompent partiellement avec la ligne israélienne en promouvant une administration palestinienne technocratique. Cette phase vise à stabiliser Gaza sans retour immédiat d’une autorité armée, tout en maintenant une pression sécuritaire forte. La crédibilité du plan de paix dépendra de sa mise en œuvre effective sur le terrain.
Gaza : gouvernance transitoire et plan de paix sous supervision internationale
Au cœur de la bande de Gaza, la phase deux repose sur la création d’un organe de gouvernance inédit. Un comité technocratique palestinien doit administrer le territoire. Ce comité serait composé d’environ 15 membres, chiffre avancé par des sources diplomatiques. Cette structure transitoire est censée gérer les affaires civiles, tout en préparant la reconstruction de Gaza dans un cadre sécurisé.
Sur place, le point le plus sensible du plan de paix reste le désarmement du Hamas. Les États-Unis exigent une démilitarisation complète des forces non autorisées. Ainsi, cette phase vise explicitement le Hamas, considéré comme l’acteur armé dominant. Steve Witkoff a averti que le non-respect des engagements entraînerait des « conséquences graves ». Ainsi, et en conséquence, la pression américaine s’exerce directement sur l’appareil militaire du Hamas.
Par ailleurs, la question des otages demeure un levier central. Les autorités américaines rappellent que la première phase a permis le retour de 27 des 28 otages décédés. Steve Witkoff a souligné : « Les États-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses obligations, y compris le retour immédiat du dernier otage décédé. » Dès lors, la réussite du plan de paix dépendra de la capacité à imposer le désarmement du Hamas sans replonger le territoire dans une spirale militaire.








