Le Comando Vermelho envoie ses membres en Ukraine pour apprendre à piloter des drones de combat : les polices sud-américaines redoutent le pire

Des cartels brésiliens s’infiltrent en Ukraine pour acquérir des compétences militaires, transformant le narcotrafic.

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Le Comando Vermelho envoie ses membres en Ukraine pour apprendre à piloter des drones de combat : les polices sud-américaines redoutent le pire
Le Comando Vermelho envoie ses membres en Ukraine pour apprendre à piloter des drones de combat : les polices sud-américaines redoutent le pire © Armees.com

Face à l’escalade des tensions entre l’Ukraine et la Russie, une révélation troublante vient de sortir : des membres de groupes criminels brésiliens comme le Comando Vermelho (CV), « Commandement Rouge », et le Primeiro Comando da Capital (PCC) se sont infiltrés parmi les volontaires étrangers en Ukraine. Cette information, confirmée par The Kyiv Independent, alarme les forces de l’ordre brésiliennes et internationales quant à la capacité de ces groupes à se renforcer militairement et technologiquement.

Un souci de sécurité publique à l’échelle internationale

Les enquêtes montrent une organisation bien rodée. Des membres du Comando Vermelho ont été envoyés en Ukraine sous le prétexte officiel d’apporter un soutien militaire contre les Russes. Mais l’objectif réel est beaucoup plus stratégique : apprendre des techniques de combat avancées, notamment le maniement de drones ukrainiens. À leur retour à Rio de Janeiro, ces combattants transmettent leurs nouvelles compétences, ce qui améliore l’efficacité opérationnelle du groupe.

Le PCC, de son côté, aurait mené des actions similaires avec des entraînements planifiés en Russie, ce qui inquiète fortement les agences de sécurité européennes et brésiliennes.

Les drones : une révolution dans le narcotrafic

Les drones sont au cœur du problème et exposent les villes brésiliennes à une nouvelle menace. Ces appareils de haute technologie peuvent transporter jusqu’à 80 kg (soit l’équivalent de 20 fusils) sur des distances atteignant 12 km. Ils servent maintenant à contourner les contrôles terrestres et à déplacer armes et drogues entre territoires sous contrôle criminel. Ce mode opératoire réduit fortement le risque d’interception par la police, compliquant la tâche d’organismes comme la Police Civil et la Polícia Militar.

Un incident marquant et ses répercussions

En février 2024, un drone a été utilisé pour lancer des grenades dans la favela de Gardênia Azul. À ce moment-là, la favela était sous le contrôle de milices rivales. Plus tard, en octobre de la même année, une opération de lancement de grenades dans les complexos da Penha et Alemão a déclenché une fusillade de neuf heures, avec un lourd bilan : 117 suspects et 5 policiers morts. Ces événements montrent l’habileté et les moyens grandissants des groupes criminels pour utiliser ces technologies.

Réactions et enquêtes en cours

Les autorités, dont la Subsecretaría de Inteligencia de la Secretaría de Seguridad Pública de Río de Janeiro, renforcent la surveillance des mouvements suspects dans les quartiers sous influence du Comando Vermelho, cherchant activement à identifier les routes d’entrée des drones, leurs fournisseurs potentiels, ainsi que les structures de financement derrière ces achats de technologie militaire.

Rian Maurício Tavares, un ancien caporal de la Marine, a été arrêté en septembre 2024, suspecté d’exploiter des drones pour le Comando Vermelho. Ce dossier illustre les liens croissants entre l’expérience militaire, le narcotrafic et l’usage intensifié de la technologie.

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