Les relations entre les États-Unis et l’Iran se tendent encore, alors que les deux pays s’échangent des propositions et des réactions autour de mesures de paix possibles. Cette situation implique aussi des acteurs internationaux comme le Pakistan, Israël et le Liban, ainsi que des personnalités politiques américaines bien connues, et soulève des questions sur l’avenir de la paix dans la région.
Deux plans de paix qui s’affrontent
Selon la BBC, l’Iran a présenté un plan de paix en 14 points visant à apaiser les tensions. Parmi les demandes figurent :
- le retrait des forces américaines proches des frontières iraniennes,
- la fin du blocus naval des ports iraniens,
- et l’arrêt des hostilités, y compris les offensives israéliennes au Liban.
Le plan pousse plus loin en demandant qu’un accord soit trouvé sous 30 jours.
En réaction, les États-Unis auraient soumis, d’après les médias iraniens, un plan en 9 points proposant un cessez-le-feu de deux mois. Mais la confirmation officielle de la réponse américaine tarde à venir.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué que la réponse américaine, transmise via le Pakistan, était en cours d’examen. Il a aussi précisé qu’il n’y avait pas, pour le moment, de négociations nucléaires, une demande clé de Washington.
Ce que disent les protagonistes
Le président américain, Donald Trump, a confirmé aux journalistes à Palm Beach, Floride, qu’il avait reçu la proposition iranienne, qu’il a ensuite qualifiée d’inacceptable. Sur sa plateforme Truth Social, il s’est montré sceptique, affirmant que l’Iran n’a pas encore « payé un prix suffisamment élevé pour ce qu’ils ont fait à l’Humanité et au Monde, au cours des 47 dernières années ». Trump a aussi insisté sur le fait que « l’Iran ne pourra jamais avoir une arme nucléaire », malgré l’avertissement de Khamenei sur les conséquences d’une agression américaine.
Parallèlement, Trump a annoncé le lancement de ce qu’il appelle le « Project Freedom », qui doit guider les navires étrangers hors des eaux restrictives du détroit d’Ormuz, où les tensions dans le détroit d’Ormuz sont au plus haut. Le projet devait démarrer le lundi suivant cette annonce, mais les pays qui doivent bénéficier de cette aide n’ont pas été précisés.
La frustration monte au Congrès américain
Des membres du Congrès américain, dont le sénateur républicain du Missouri, Josh Hawley, et la sénatrice républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, affichent une frustration croissante. Hawley a demandé le redéploiement des forces loin du conflit sans une approbation formelle du Congrès, qui serait nécessaire dans les 60 jours suivant la notification des frappes, comme annoncé le 2 mars.
Pour sa part, Murkowski doute que les opérations réussissent et alerte qu’un retrait précipité pourrait laisser des « capacités critiques intactes », tout en refusant « un chèque en blanc pour une autre guerre sans fin ».








