« On tire une bombe de plusieurs centaines de kilos » : ces pilotes de Rafale racontent comment ils traquent les drones Shahed iraniens en plein vol

La France intensifie ses opérations contre les drones iraniens, avec plusieurs dizaines déjà abattus.

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Pourquoi l'armée française a mis si longtemps à adapter le Rafale contre les drones Shahed : la solution retenue surprend les pilotes eux-mêmes
« On tire une bombe de plusieurs centaines de kilos » : ces pilotes de Rafale racontent comment ils traquent les drones Shahed iraniens en plein vol © Armees.com

Au cœur des tensions organisées dans la région du Golfe, la France est sur le qui-vive sans être officiellement en guerre. Les autorités multiplient les actions pour défendre leurs intérêts et ceux d’alliés précieux comme les Émirats arabes unis et le Qatar. Ces opérations incluent la traque de missiles et, plus particulièrement, des drones iraniens Shahed, dangereux par leur charge explosive potentielle. Même si le mot « guerre » n’est pas prononcé, l’intensification des moyens déployés montre clairement l’ampleur des opérations.

Ce que font nos pilotes sur le terrain

Les forces françaises, représentées par plus de dix pilotes, se montrent proactives pour protéger les territoires alliés de la menace des interception de drones. Le capitaine Louis, pilote de Rafale, a confié à RTL son ressenti face à l’urgence et à l’ampleur des missions. Ses mots traduisent une implication forte, à la fois professionnelle et personnelle. « On protège des vies françaises, des infrastructures françaises. Il y a l’envie de réussir la mission », dit-il.

Il évoque aussi les sensations lors des tirs, quand le bruit du propulseur et la détonation frappent vivement les sens. Sous la coordination du général Fourneret, le centre de commandement situé à Lyon-Verdun mène les opérations à distance. Installé dans une salle tapissée d’écrans, il contrôle des missions à des milliers de kilomètres et explique : « Depuis ici, on donne des ordres aux avions qu’on envoie pour faire des opérations aériennes », soulignant le rôle stratégique de cette base.

Les défis opérationnels et l’armement

Au-delà de la similitude géographique des zones d’action, le matériel change la donne et joue un rôle déterminant dans les missions. Les Rafale embarquent un canon embarqué et des bombes pesant plusieurs centaines de kilos. Grâce à un radar performant, il est possible d’identifier les drones, leurs 50 kg d’explosifs et d’autres munitions rôdeuses, y compris la nuit. « Grâce à la qualité de notre radar, on arrive à identifier des cibles qui sont très petites, comme le Shahed », affirme le capitaine Louis.

Les opérateurs, en vol ou au sol, subissent une fatigue importante face à une pression permanente, avec plusieurs heures de vol souvent entrecoupées de ravitaillements. « Parfois, on est privés de sommeil », confie le capitaine, contraste marqué avec la phase de formation où l’entraînement représente près de 95 % du temps de préparation.

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