Entre le 16 et le 20 mars 2026, la Marine nationale française a franchi un nouveau cap stratégique en menant des essais inédits au large de Toulon. D’après actu.fr, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de la classe Suffren a embarqué pour la première fois un drone sous-marin américain, grâce à une coopération internationale avec la marine américaine (US Navy). Cette démonstration met en avant l’expertise technique des forces sous-marines françaises et témoigne d’une coopération internationale opérationnelle. L’annonce officielle a été faite le 31 mars 2026 par le ministère des Armées.
La classe Suffren : présentation et caractéristiques
La classe Suffren, issue du programme Barracuda, comprend six nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque. À ce jour, trois unités, nommées Suffren, Duguay-Trouin et Tourville, sont en service actif, ce qui change le profil et les capacités des forces sous-marines françaises. Construites par Naval Group sur le site de Cherbourg, ces unités représentent une transition stratégique par leurs capacités nouvelles et avancées. Le sous-marin utilisé lors des essais a été équipé d’un Dry Deck Shelter(DDS), un hangar de pont amovible permettant l’embarquement de matériels spécialisés et de plongeurs pour des projections sous-marines.
Comment se sont déroulés les essais avec le drone Razorback
Le cœur de l’essai a porté sur l’emploi d’un drone sous-marin, le Razorback, développé par Huntington Ingalls Industries. Le Razorback est la version militaire du drone civil Remus 620, principalement destiné à des missions hydrographiques. Il a été projeté et récupéré par le SNA, télécommandé sous la supervision de plongeurs. Le drone a aussi mené des missions autonomes, notamment des mesures océanographiques, avant de revenir au sous-marin. L’expérimentation visait à envisager un emploi opérationnel régulier des drones sous-marins.
Coopération internationale et aspects techniques
Plusieurs acteurs ont participé à ce projet. Outre la Marine nationale et les forces sous-marines américaines, la Direction générale de l’armement (DGA) a apporté son expertise technique. La conception, le développement et la réalisation des SNA ainsi que du DDS ont été assurés par Naval Group et Exail, en lien avec le commando Hubert pour le développement du PSM3G, un propulseur sous-marin de troisième génération. Le ministère des Armées a indiqué que ces essais avaient été menés « avec succès », soulignant la capacité des forces sous-marines françaises à « mettre en œuvre des capacités du haut du spectre ainsi que des procédures d’une extrême complexité ».








