L’annonce récente de la décision des États-Unis de construire une nouvelle base navale au Pérou, plus précisément dans le port stratégique de Callao, suscite un vif intérêt sur les enjeux géopolitiques et les infrastructures maritimes de la région. Appuyée par des documents officiels, cette initiative s’inscrit dans un plan de coopération en défense et logistique maritime, et consolide le Pérou comme un partenaire stratégique dans les projets de Washington pour l’Amérique latine.
Un gros projet à Callao
D’après Cronista, le choix de Callao, l’une des zones portuaires les plus importantes du pays, comme site d’accueil de cette nouvelle base navale est particulièrement pertinent. Avec un investissement total dépassant les 1,38 milliard d’euros, il ne s’agit pas seulement d’améliorer des installations, mais aussi de renforcer les capacités opérationnelles du Pérou.
Parmi les aménagements prévus figurent la création de nouveaux quais spécialisés, impliquant une réallocation de 80 hectares pour l’expansion du port commercial voisin de Callao. L’objectif affiché est d’augmenter les capacités navales et logistiques tout en libérant des ressources pour le commerce maritime local.
En parallèle, la modernisation des installations existantes datant des années 1930 fait partie intégrante du projet. Cette modernisation s’inscrit dans la continuité d’un programme déjà mené sur plusieurs années.
Ce que ça change dans la région et les tensions géopolitiques
À seulement 80 kilomètres du mégapuerto chinois de Chancay, ce développement américain intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes dans la région. Le mégapuerto de Chancay, financé par d’importants investissements chinois via l’entreprise Cosco Shipping, est présenté comme une infrastructure clé pour le commerce régional.
Dans ce cadre, Washington assure que la nouvelle base navale ne bouleversera pas l’équilibre militaire régional, malgré la proximité avec l’installation chinoise. Les autorités américaines ont insisté sur l’objectif principal du projet, précisant qu’il s’agit de « renforcer les capacités logistiques et défensives d’un allié stratégique », et que cette initiative fait partie de leurs priorités en matière de politique étrangère et de soutien aux pays partenaires.
Comment ça va se passer et qui décide
Le projet a reçu l’autorisation du Département d’État des États-Unis, avec l’approbation formelle de 1,38 milliard d’euros pour des « ventes militaires à l’étranger », destinées à faciliter la conception et la construction des installations pour la base navale de Callao.
Un accord « gouvernement à gouvernement » garantit une coordination directe entre les administrations américaine et péruvienne, et prévoit la présence de « jusqu’à 20 experts américains » pour fournir des conseils techniques et superviser les travaux.
Cette autorisation, obtenue le 15 janvier, exclut toutefois toute vente d’armement, soulignant le caractère strictement logistique de la coopération.








