Une nouvelle montée de tension sur la scène internationale : la Corée du Nord tire la sonnette d’alarme au sujet des projets nucléaires du Japon. Le dimanche 21 décembre, Pyongyang a fait part de ses inquiétudes via l’agence d’État KCNA, reprenant et prolongeant des déclarations publiées au début de la semaine par l’agence japonaise Kyodo. Le débat sur une possible nucléarisation du Japon prend de l’ampleur et alimente les craintes d’une escalade en Asie.
Les tensions montent autour d’une éventuelle nucléarisation du Japon
D’après Cnews, ces déclarations arrivent dans un climat déjà chargé : un responsable anonyme du bureau de la Première ministre japonaise a laissé entendre que le Japon « devrait posséder l’arme nucléaire ». Ce propos n’est pas passé inaperçu, notamment pour la Corée du Nord, dont le directeur de l’Institut d’études japonaises du ministère des Affaires étrangères de Pyongyang a clairement déclaré : “La tentative du Japon de se doter de l’arme nucléaire doit être empêchée à tout prix, car elle entraînera une grande catastrophe pour l’humanité.”
Pour Pyongyang, le fait que Tokyo affiche de telles intentions dépasse une ligne rouge. Le communiqué insiste pour empêcher que la situation ne dégénère en « horrible catastrophe nucléaire pour l’Asie ». Selon la Corée du Nord, la menace nucléaire posée par les États-Unis et leurs alliés contribue à justifier cette réaction, renforcée par la crainte d’une montée en puissance d’un Japon nucléaire.
Le cadre légal et l’histoire autour des armes nucléaires
Sur le plan historique et juridique, la constitution du Japon d’après-guerre interdit strictement au pays de disposer de forces offensives et d’armes de destruction massive. Cette ligne a été confortée par des principes adoptés en 1967. Pourtant, la récente suggestion de se doter d’armes nucléaires remet en question ces engagements et suscite des inquiétudes au sein de la communauté internationale.
De son côté, la Corée du Nord dispose déjà, selon des experts, de “des dizaines d’ogives nucléaires” et travaille sur un sous-marin nucléaire.
Cela place Tokyo et Pyongyang dans une situation délicate, entre la législation stricte japonaise et les capacités offensives démontrées de la Corée du Nord malgré des sanctions internationales.








