Coup de tonnerre à la Défense : un ex-espion s’apprête à prendre la tête de la DGA

La défense française s’apprête à vivre un bouleversement majeur avec un changement à la DGA et une augmentation de 6,7 milliards d’euros du budget.

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Coup de tonnerre à la Défense : un ex-espion s’apprête à prendre la tête de la DGA
Coup de tonnerre à la Défense : un ex-espion s’apprête à prendre la tête de la DGA © Armees.com

Le paysage de la défense française évolue avec un remaniement à la tête de la Direction générale de l’armement (DGA) et une hausse notable du budget de la Défense. Ces annonces, faites dans un climat d’incertitude politique, font réagir de façon diverse parmi les milieux militaires et industriels. Ce bouleversement intervient alors que le gouvernement se prépare à investir une somme conséquente dans les équipements militaires.

Un nouveau cap à la tête de la DGA

Emmanuel Chiva, qui dirigeait la DGA depuis juillet 2022, va prochainement passer le relais à Patrick Pailloux. On s’attend à ce que cette nomination soit officialisée dans les jours à venir, probablement dès le lundi 10 novembre. La nouvelle, révélée par La Tribune le 7 novembre, a provoqué un sacré émoi dans le milieu militaire. Un parlementaire a même décrit ce remplacement comme « une bien mauvaise manière faite à Emmanuel Chiva », tandis qu’un industriel a parlé de « chaos permanent » et « consternant ». Ce départ intervient alors que le gouvernement compte faire voter une hausse considérable du budget de la Défense.

Des sous qui montent en flèche

La Loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit d’abord une augmentation de 3,2 milliards d’euros, suivie d’une hausse de 3,5 milliards d’euros, portant ainsi le supplément total à 6,7 milliards d’euros. Le budget global atteindrait donc 57,2 milliards d’euros pour l’année prochaine. Les commandes d’équipements militaires devraient s’élever à 34 milliards d’euros, tandis que le projet de loi de finances 2026 envisage des commandes supplémentaires d’un montant de 31,4 milliards d’euros pour des programmes à effet majeur.

La DGA, moteur de nos investissements militaires

La DGA figure comme le premier investisseur de l’État dans le domaine militaire. Elle gère les acquisitions en matière d’équipements et participe à la définition des priorités en recherche et développement technologique. Par ailleurs, elle soutient activement la politique d’exportation d’armements et entretient une base industrielle solide composée de neuf grands groupes ainsi que de 4 500 ETI, PME et startups, représentant environ 220 000 emplois.

Cela dit, la DGA est souvent pointée du doigt pour la lenteur de ses procédures et le manque de commandes pour les petites entreprises. Pour y remédier, elle a lancé le Pacte Défense PME afin d’aider ces dernières. Depuis le début du conflit ukrainien, un plan d’action a également été mis en place pour augmenter les cadences industrielles et réduire les délais de production de certains matériels, dans le cadre du budget de défense.

Deux figures pas comme les autres

Emmanuel Chiva, passionné par l’innovation technologique, avait essayé de mettre en place l’« économie de guerre » demandée par l’Élysée, réussissant à améliorer les cadences industrielles malgré des critiques sur le manque de commandes. De son côté, Patrick Pailloux apporte une solide expérience qu’il a acquise au sein du ministère des Armées et du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), ce qui pourrait influencer la transformation militaire.

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