La Maison-Blanche vient de décider de stopper les missions des Observatoires de Carbone en Orbite (OCO-2 et OCO-3). Cette annonce a fait grand bruit. Ces satellites, uniques au monde, surveillent le dioxyde de carbone (CO2) sur notre planète. Avec des tensions politiques qui montent à Washington, cette décision inquiète sur l’avenir de la recherche climatique aux États-Unis et ses répercussions dans le monde entier.
Un sacré job pour les missions OCO
Les deux missions concernées sont OCO-2, un satellite autonome, et OCO-3, qui se trouve à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Ces engins ont été pensés pour fournir des données primordiales sur le CO2 et ainsi permettre de suivre le cycle du carbone avec une précision hors pair. Si on interrompt OCO-2, il risque de se détruire en rentrant dans l’atmosphère. Les infos récoltées ne servent pas qu’aux scientifiques : agriculteurs et stratèges en sécurité nationale y trouvent aussi leur compte.
Ces données sont utilisées par plusieurs organismes. Par exemple, le Département de l’Agriculture américain s’en sert pour prévoir les rendements agricoles. Aussi, des entreprises privées analysent ces informations pour anticiper les sécheresses, et certains analystes évaluent les risques de troubles politiques. David Crisp, le concepteur des instruments, affirme d’ailleurs : « D’un point de vue économique, il n’a aucun sens de mettre fin aux missions de la NASA qui rapportent des données incroyablement précieuses. »
Une décision politique qui fait mal au porte-monnaie
Il semble que cette décision de stopper les missions OCO soit davantage dictée par des idées politiques que par une logique économique. L’administration en place est souvent vue comme voulant mettre fin aux politiques environnementales existantes. Certains milieux politiques y voient une « guerre feutrée mais acharnée ». Le Congrès ne fare pas bon ménage avec cette décision, et des employés de la NASA confirment avoir reçu l’ordre d’y mettre fin.
Le coût initial pour concevoir et lancer ces deux missions était d’environ 750 millions d’euros, tandis que leur maintien en orbite coûte 15 millions d’euros par an. Par ailleurs, le projet de budget 2026 prévoit une baisse du financement scientifique de la NASA de 47 %.
Les réactions à la hausse et les solutions à l’horizon
La députée démocrate Zoe Lofgren a qualifié cette manœuvre de « catastrophique » et même de potentiellement « illégale ». Elle met en garde contre un coup dur qui pourrait désavantager les États-Unis dans l’anticipation des catastrophes climatiques. D’autres démocrates au Congrès s’inquiètent également de l’arrêt des missions financées par leurs soins.
Pour tenter de redresser la barre, la NASA envisage de privatiser en partie ces missions. L’idée serait de solliciter des entreprises privées ou des universités pour prendre en charge les coûts liés à l’instrument OCO-3 sur l’ISS.








