Une trouvaille surprenante vient d’être faite sur l’île Motunau, au large de la côte de North Canterbury en Nouvelle-Zélande. Lors d’une enquête quinquennale menée par le Department of Conservation, on a retrouvé deux geckos Waitaha qui pourraient bien être les plus vieux au monde. Au-delà de la simple curiosité scientifique, cette découverte soulève des questions importantes sur la sauvegarde des espèces et la biodiversité unique de la région.
Une trouvaille qui en met plein la vue
Les deux geckos repérés, baptisés Antoinette et Brucie-Baby, avaient été marqués dans les années 1960 par le célèbre herpétologiste Tony Whitaker, une véritable découverte fossile. Antoinette aurait plus de 64 ans, tandis que Brucie-Baby aurait environ 60 ans. Pour se faire une idée, ça bat largement l’ancien record de 53 ans pour un gecko Waitaha. Le choix des noms rend d’ailleurs hommage à Tony Whitaker et à son ancien collègue Bruce Thomas.
Il faut aussi mentionner la méthode étonnante utilisée pour suivre ces geckos. Entre 1965 et 1967, Whitaker avait marqué individuellement 133 geckos en pratiquant la découpe des orteils (une technique qui n’est plus utilisée aujourd’hui, mais qui a permis de déterminer précisément l’âge avancé de ces petits compères).
Un coin de paradis pour des vies longues
L’île Motunau offre un cadre exceptionnel qui a permis aux geckos Waitaha de vivre si longtemps, grâce à des conditions extrêmes. D’abord, l’absence de prédateurs et un climat frais font de cet endroit un refuge parfait pour eux. À l’inverse du continent néo-zélandais où les espèces introduites ont souvent décimé les populations locales, l’île reste une véritable bulle sécurisante pour ces reptiles fragiles.
La ranger en biodiversité Kaitlyn Leeds a exprimé son étonnement en disant : « Nous étions tous époustouflés de trouver deux des lézards marqués d’origine. » Elle a ajouté que, malgré leur âge, les geckos semblent en forme : « Ils ont l’air un peu plus maigres avec une peau plus lâche, mais honnêtement, vous ne sauriez pas qu’ils avaient plus de 60 ans » a commenté le Department of Conservation.
La sauvegarde des espèces en ligne de mire
Les geckos Waitaha se trouvent principalement dans les basses terres de Canterbury et sont aujourd’hui considérés comme « à risque et en déclin ». Protéger ces espèces si particulières devient donc une priorité. Pour y parvenir, diverses actions sont mises en place :
- création de sanctuaires sûrs,
- implantation de zones clôturées pour tenir à distance les prédateurs envahissants,
- ainsi que les efforts du DOC pour éradiquer les espèces nuisibles (le but, c’est de garantir la survie à long terme de ces lézards et des autres espèces locales).
Marieke Lettink, herpétologiste impliquée dans ce projet depuis vingt ans, a confié au Department of Conservation que cette trouvaille représentait le point d’orgue de sa carrière : « En termes mondiaux, ces geckos natifs sont tout simplement uniques. Nous ne connaissons aucune autre espèce de gecko vivant aussi longtemps – la moyenne mondiale pour un gecko est seulement une décennie ».









Wow je n’aurai pas cru qu’une espèce de Gecko pouvait avoir une si belle longévité. Cette technique de marquage est simplement barbare car elle mutile l’animal.
J’offre tout mon soutien aux personnes qui oeuvre chaque jour pour protéger et défendre les espèces vulnérables de notre planète. Vous faites un métier dont je rêve mais que je ne peux faire.
Je vous salue depuis la France.