9 m³ à 4 dans Artemis II : le détail “toilettes” qui angoisse déjà la NASA

En février 2026, la mission Artémis II marquera un tournant dans l’exploration lunaire.

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9 m³ à 4 dans Artemis II : le détail “toilettes” qui angoisse déjà la NASA © Armees.com

Plus de cinquante ans après la dernière mission lunaire habitée, le programme mission Artemis de la NASA s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’exploration spatiale. Au centre de ce défi se trouve la mission Artemis II, une mission habitée qui remet l’idée d’aller au‑delà de l’orbite terrestre sur le devant de la scène. Prévue pour la nuit du 6 au 7 février 2026, cette expédition de dix jours marque une étape déterminante dans la redécouverte de la Lune.

Un voyage historique (sans poser le pied sur la Lune)

La mission Artémis II fera symboliquement le lien avec les vols lunaires d’autrefois, sans pour autant alunir. Les astronautes embarqueront dans la capsule Orion pour faire le tour de l’astre sélène puis revenir sur Terre. Sur près de 400 000 km, ce vol vise à vérifier notre capacité à envoyer des humains autour du satellite naturel de la Terre.

La fusée SLS (Space Launch System), déjà positionnée sur son pas de tir, aura un rôle central dans cette opération.

L’équipe à bord

Le succès reposera largement sur l’expertise et la coopération internationale de l’équipage, composé de quatre astronautes : Reid Wiseman, Victor Glover, et Christina Koch (tous américains), accompagnés du Canadien Jeremy Hansen. Ils se sont préparés au Centre spatial Johnson (Houston) et sont entraînés pour faire face aux spécificités de ce vol.

Une part de leur entraînement porte sur la gestion d’éventuelles maladies en cours de voyage, une réalité bien présente quand on s’éloigne de la Terre.

Vivre à bord : espace, toilettes et gestion des déchets

Vivre et travailler dans l’espace implique des contraintes fortes. La capsule Orion offre un volume de vie limité à 9 m³ ; ce sera le domicile des astronautes pendant une semaine et demie. Chaque difficulté technique se traduit aussi par un défi logistique au sol, notamment pour la gestion des déchets humains.

Le système Universal Waste Management System (UWMS), proche de celui utilisé sur la Station spatiale internationale (ISS) mais adapté au vol lunaire, sera utilisé pour la première fois en conditions réelles. D’après Numerama, les toilettes de la capsule sont deux fois plus petites que celles de l’ISS, ce qui oblige à une grande précision pour l’utilisation.

Les déchets solides seront collectés, compactés, et rapportés sur Terre, tandis que les liquides seront évacués dans l’espace. Contrairement à l’ISS, il n’y aura pas de recyclage de l’urine, ce qui ajoute une contrainte supplémentaire à gérer.

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