Victoire de Trump : quel nouveau chef des armées sera-t-il ?

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Victoire de Trump : quel nouveau chef des armées sera-t-il ? | Armees.com

Victoire. Dans une annonce triomphale, Donald Trump vient de déclarer : « Nous avons remporté le vote populaire, quel plaisir, quel honneur, je sens tout cet amour. » Avec selon ses dires 315 grands électeurs contre 277 confirmés – bien au-delà des 270 nécessaires pour accéder à la présidence – Trump semble assuré de retrouver le Bureau ovale et de devenir ainsi le 47e président des États-Unis. Quelle sera sa politique étrangère en tant que nouveau chef des armées américaines ?

 

Donald Trump fait son retour à la Maison Blanche

Ce retour de Donald Trump à la Maison Blanche marque un tournant majeur pour l’Oncle Sam, et ce, d’autant plus du fait que le Sénat est passé à majorité républicaine. Trump aura par conséquent une marge de manœuvre législative sans précédent pour faire passer ses réformes et consolider sa vision stratégique pour sa politique intérieure, mais aussi militaire et étrangère. Ce soutien parlementaire lui permettra de renforcer l’arsenal militaire américain, de réévaluer les alliances stratégiques, et de réorienter les engagements internationaux en fonction de la doctrine « America First ». Cette approche pourrait se traduire par une réduction des participations américaines dans les coalitions internationales, obligeant les alliés traditionnels des États-Unis, l’Union européenne comprise donc, à reconsidérer leurs propres stratégies de défense.

 

Dès son premier mandat en effet, Trump avait exprimé son mécontentement vis-à-vis des partenaires de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), les exhortant à augmenter leurs contributions financières pour soulager les États-Unis. Ce positionnement pourrait se renforcer, notamment vis-à-vis des pays européens, qui pourraient être invités à accroître significativement leurs dépenses militaires.

Ukraine : vers une fin de conflit rapide ou un retrait des États-Unis ?

Autre sujet brûlant et sensible : le conflit ukrainien, que Trump a annoncé lors de sa campagne vouloir résoudre de manière expéditive. Fort de son soutien au Sénat, il pourrait accélérer une solution qui favoriserait une désescalade rapide, bien que cela implique potentiellement des concessions au profit de la Russie. Une approche qui diffère nettement de sa concurrente dans la course à la Maison Blanche. Kamala Harris en effet défendait fermement une assistance militaire continue pour Kiev, conformément aux engagements de l’OTAN.

D’après des experts cités par Sky News, un retrait ou une réduction de l’aide américaine à l’Ukraine pourrait mettre en péril la stabilité du front est-européen, obligeant l’Union européenne à prendre un rôle plus proactif dans la défense de ses frontières orientales. En revanche, le Sénat, favorable à Trump, pourrait faciliter l’adoption de lois visant à rediriger les fonds de la défense vers des priorités perçues comme plus « nationales ».

Israël, Iran et le Proche-Orient : un soutien renforcé à Netanyahu

Le soutien sans faille de Trump à Israël, et donc au Premier ministre de l’État hébreu, Benjamin Netanyahu, pourrait se traduire par une intensification de la coopération militaire envers Israël dans son affrontement contre l’Iran, notamment en approuvant des opérations de grande envergure qui pourraient viser les installations nucléaires iraniennes. Autrement dit, la politique de Trump pourrait appuyer les initiatives de Tel-Aviv, incluant ses potentiels projets d’annexion en Cisjordanie.

Contrairement à Kamala Harris, qui aurait a priori cherché à rétablir des relations plus équilibrées avec les acteurs de la région, Trump pourrait utiliser le soutien législatif pour imposer des mesures coercitives, augmentant la pression sur l’Iran et ses alliés régionaux. Comme le souligne NPR, il y a un risque que cette politique radicalise les tensions avec Téhéran, faisant craindre une escalade du conflit au-delà des frontières du Proche-Orient.

Vers une confrontation plus agressive avec la Chine et une incertitude face à la Corée du Nord

Dans la région indo-pacifique, Trump pourrait également utiliser son soutien au Sénat pour renforcer les mesures commerciales et militaires à l’encontre de la Chine, qu’il perçoit comme une menace stratégique majeure. Cette orientation, en plus de la possibilité d’une taxation accrue sur les importations chinoises, pourrait s’accompagner d’un soutien militaire plus affirmé aux alliés comme le Japon et l’Australie.

Quant à la Corée du Nord, bien que Donald Trump ait tenté une approche diplomatique avec Kim Jong-un lors de son premier mandat, le soutien du Sénat pourrait le pousser à adopter une ligne plus dure, à moins que des avancées concrètes ne soient faites sur le plan de la dénucléarisation.

America First

Avec le soutien du Sénat, Trump pourrait également mener à bien ses projets économiques protectionnistes, qui visent à renforcer la compétitivité de l’industrie américaine tout en réduisant la dépendance aux importations, notamment en provenance de l’Europe et de la Chine.

Cette politique de taxation ciblée pourrait provoquer des tensions commerciales significatives avec l’Union européenne, mais elle s’inscrit dans une logique de ré-industrialisation du pays, en cohérence avec ses objectifs de sécurité nationale. En parallèle, les fonds ainsi économisés ou redirigés pourraient être investis dans le renforcement des capacités militaires américaines. .

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