Les tensions diplomatiques entre Washington, Kiev et Moscou sont encore plus vives depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump. Le 47ᵉ Président des États-Unis, toujours connu pour ses prises de position médiatiques et très controversées, cible cette fois Volodymyr Zelensky. Donald Trump accuse son homologue ukrainien d’être responsable de la guerre en Ukraine.
Donald Trump : un discours qui fait écho à la position russe
Donald Trump a affirmé que Volodymyr Zelensky aurait « initié » la guerre en Ukraine, allant jusqu’à lui reprocher de ne pas avoir mis fin au conflit plus tôt. « Vous auriez dû y mettre un terme il y a trois ans. Vous n’auriez jamais dû la commencer », a-t-il déclaré, reprenant un narratif qui détourne les faits historiques avérés.
Cette sortie médiatique ne repose sur aucun élément tangible, puisque l’invasion de l’Ukraine par la Russie, menée depuis février 2022, est une initiative directe de Vladimir Poutine. Avant cette offensive, la Crimée avait déjà été annexée en 2014, et le Donbass était en proie à des combats opposant les forces ukrainiennes à des séparatistes soutenus par Moscou. Accuser Volodymyr Zelensky revient donc à occulter l’implication militaire russe dans l’ensemble du conflit.
Les propos de Donald Trump n’ont pas manqué de faire réagir la diplomatie russe. Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Moscou, s’est réjoui de cette déclaration en soulignant que le président américain était un « homme politique indépendant » qui osait exprimer ce que d’autres pensent, selon l’agence de presse d’État russe Tass.
De plus, en suggérant qu’un accord avec la Russie serait envisageable, Donald Trump laisse entendre qu’une rencontre avec Vladimir Poutine avant avril 2025 était probable, confirmant ainsi son intention de remodeler les relations diplomatiques entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine, et mettre enfin fin à cette guerre.
Mike Pence dénonce les propos du Président américain
En dénonçant une mauvaise gestion des aides financières envoyées à l’Ukraine, Donald Trump tente de justifier une réduction du soutien américain. Il a affirmé que Volodymyr Zelensky lui-même ignorait où était passée une partie des fonds alloués, tout en critiquant l’absence d’élections en Ukraine sous loi martiale. Ces éléments alimentent la défiance à l’égard du président ukrainien, notamment au sein des franges conservatrices de l’électorat républicain.
Les déclarations de Donald Trump ont suscité de vives réactions. Mike Pence, ancien vice-président des États-Unis, a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux en rappelant que la guerre avait été initiée par une « invasion brutale et non provoquée » de la Russie.








