Au cœur du dispositif international contre Daesh, Paris et Londres ont frappé ensemble le 3 janvier 2026 en Syrie. Cette opération, annoncée par les autorités françaises et britanniques, intervient alors que les services de renseignement alertent sur la persistance de capacités clandestines du groupe.
Daesh visé par une opération conjointe France–Royaume-Uni en Syrie
La séquence opérationnelle s’est déroulée dans un laps de temps réduit. Selon les informations communiquées par l’état-major français et le ministère britannique de la Défense, l’opération contre Daesh a ciblé une installation souterraine située dans une zone montagneuse de Syrie, au nord de Palmyre, relaye Le Monde. Cette infrastructure était soupçonnée d’abriter des armes et des explosifs destinés aux cellules de Daesh encore actives. Ainsi, d’après les autorités, la frappe a été décidée après plusieurs semaines de recueil du renseignement, puis validée au plus haut niveau politique à Paris comme à Londres.
Dans ce cadre, des avions français et britanniques ont été engagés simultanément, illustrant une coopération militaire étroite entre la France et le Royaume-Uni. Les forces britanniques, via la Royal Air Force, ont employé des munitions guidées de type Paveway IV, tandis que les appareils français ont assuré l’appui et la coordination. Selon le ministère britannique, la zone ciblée ne comportait aucune habitation civile. « Empêcher la résurgence de Daesh est un enjeu majeur pour la sécurité de la région », a déclaré l’état-major français.
Le déroulé précis du bombardement contre Daesh et ses cibles
Le bombardement s’est concentré sur plusieurs points d’accès à l’installation souterraine, identifiés comme des tunnels logistiques utilisés par Daesh. D’après les informations, les frappes ont visé à rendre l’ensemble du site inutilisable. Les bombes guidées ont frappé successivement les entrées, afin d’éviter toute dispersion incontrôlée d’armes ou d’explosifs. Cette méthode, déjà employée lors d’opérations antérieures, vise à neutraliser durablement les capacités opérationnelles de Daesh sans engager de troupes au sol.
Par ailleurs, le choix de l’aviation comme vecteur principal répond à une logique de limitation des risques. En effet, la France et le Royaume-Uni ont privilégié une action à distance, rapide et ciblée. Le ministère britannique de la Défense a indiqué que tous les appareils engagés avaient regagné leur base sans incident, confirmant le succès tactique de l’opération.
Une action inscrite dans la lutte durable contre Daesh
Cette opération contre Daesh s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre le terrorisme en Syrie. Depuis la perte de son « califat » territorial en 2019, Daesh a conservé des capacités clandestines, notamment grâce à des caches d’armes et des réseaux souterrains. Les autorités françaises soulignent régulièrement que ces infrastructures constituent un risque majeur, car elles permettent au groupe de planifier des attaques ou de se réorganiser.
La coopération entre la France et le Royaume-Uni apparaît comme un élément central. Les deux pays agissent dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste, souvent désignée sous le nom d’Operation Inherent Resolve, coordonnée par les États-Unis. Cette coalition rassemble plusieurs États déterminés à empêcher toute résurgence de Daesh. Selon des sources gouvernementales, l’opération du 3 janvier 2026 a été coordonnée avec les partenaires de la coalition, même si seuls Paris et Londres ont engagé des moyens aériens.








