Sous-marin nucléaire britannique : un record de 204 jours en mer qui inquiète les experts

Un sous-marin britannique vient de battre un record avec 204 jours en mer !

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Sous-marin nucléaire britannique : un record de 204 jours en mer qui inquiète les experts
Sous-marin nucléaire britannique : un record de 204 jours en mer qui inquiète les experts © Armees.com

Un sous-marin britannique vient de battre un record en restant 204 jours en mer sans interruption. Ce nouveau chiffre dépasse l’ancien record de 201 jours, détenu par le HMS Vengeance en mars 2024. Cet exploit met en lumière non seulement les prouesses techniques des sous-marins de la Royal Navy, mais fait aussi ressortir les galères logistiques et humaines d’une mission aussi longue.

Retour triomphal à la base navale de Clyde

Après plus de six mois passés en immersion, le sous-marin a regagné sa base d’attache, la base navale HM de Clyde, en Écosse. Ce retour marque la fin d’une patrouille éprouvante qui a mis à l’épreuve tant la résistance physique que mentale de l’équipage, sans oublier les capacités du sous-marin lui-même. Les sous-marins de classe Vanguard, dont fait partie ce submersible, jouent un rôle clé dans la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni. Grâce à leur propulsion nucléaire, ils possèdent une autonomie et une portée quasi illimitées.

Le retour du sous-marin a apporté un grand soulagement à l’équipage et a aussi démontré les avancées techniques des sous-marins britanniques, malgré les tensions maritimes actuelles. Ces engins sont en service depuis 1993 et devraient être remplacés par la classe Dreadnought d’ici les années 2030.

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Les embûches de la mission

À l’origine, on envisageait que le sous-marin rentre avant d’atteindre ce palmarès, mais il a dû prolonger sa mission à cause de retards inattendus du navire remplaçant. Par ailleurs, d’autres soucis ont également repoussé son retour après son départ en août 2024. Ces imprévus illustrent bien les défis humains et logistiques lors de patrouilles prolongées, ainsi que la sécurité des infrastructures.

À son arrivée, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le secrétaire à la Défense ont rencontré l’équipage pour discuter des difficultés rencontrées pendant cette mission historique et des technologies utilisées à bord. Le nom du sous-marin demeure secret, même si quelques sources laissent entendre qu’il pourrait s’agir du HMS Vanguard.

La dissuasion nucléaire britannique aujourd’hui

La flotte britannique compte actuellement quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de classe Vanguard, chacun équipé de missiles Trident D5 prêtés par les États-Unis, qui offrent une portée impressionnante de 11 000 km. En 2022, le Royaume-Uni possédait environ 225 ogives nucléaires, dont 120 déployées, ce qui oblige à maintenir une patrouille ininterrompue pour garantir une capacité constante de frappe.

Toutefois, la Royal Navy fait face à de sérieux soucis opérationnels. Aucun sous-marin nucléaire d’attaque n’a pu mener de mission en début 2024 en raison d’un manque de disponibilité opérationnelle. De plus, des problèmes récurrents dans le recrutement et la rétention du personnel ont entraîné une perte nette d’environ 1 600 marins entre mi-2022 et mi-2023.

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