Il y a peu, le Royaume-Uni a fait savoir qu’un de ses sous-marins nucléaires de la Royal Navy avait émergé non loin du Yantar, un fameux navire espion russe, vers la fin de l’année dernière. Cette apparition coïncide avec le retour du Yantar dans les eaux britanniques, ravivant ainsi les inquiétudes de l’OTAN concernant la sécurité des infrastructures sous-marines. Le Yantar, réputé pour ses talents d’espionnage, attire particulièrement l’attention dans une période où les tensions internationales sont en pleine ébullition.
Que mijote vraiment le Yantar ?
En novembre dernier, on a repéré le Yantar qui semblait rôder au-dessus des infrastructures sous-marines critiques du Royaume-Uni. Il s’est baladé dans les eaux britanniques avant de filer vers les eaux irlandaises à l’est de Dublin. Ces mouvements ont soulevé pas mal de questions sur un éventuel espionnage des pipelines et câbles sous-marins cruciaux pour la communication et l’énergie (imaginez si ces câbles étaient coupés !). Officiellement, le Yantar est classé comme un « navire de recherche océanographique », mais il est en réalité équipé pour intercepter ou couper des câbles sous-marins et explorer à grande profondeur. Ce bateau fait partie intégrante de la flotte du ministère russe de la Défense et est piloté par la Direction générale de la recherche en haute mer.
La riposte british : qu’ont-ils fait ?
Pour contrer ces agissements, un sous-marin britannique d’attaque classe Astute a été envoyé en novembre dernier pour garder un œil sur le Yantar. Ce sous-marin est même monté à la surface près du navire russe, histoire de montrer qu’il était bien surveillé. En plus, d’autres forces militaires ont été appelées pour suivre le Yantar :
- la frégate HMS Somerset
- le navire patrouilleur offshore HMS Tyne
ont accompagné ce bateau lors de sa traversée dans les eaux britanniques. Le HMS Somerset n’a pas hésité à utiliser son hélicoptère Merlin ainsi que ses radars et capteurs ultra-modernes pour traquer chaque mouvement du Yantar jusqu’à son interception à l’entrée de la Manche, juste au large des côtes françaises.
Des précédents qui font réfléchir
Ce n’est pas la première fois que le Yantar crée des remous dans les eaux européennes. En 2017 déjà, il avait participé à une opération près des côtes syriennes visant à récupérer l’épave de deux avions russes. L’année suivante, en 2018, c’était encore la Royal Navy qui devait escorter le Yantar alors qu’il traversait la Manche vers la mer du Nord. Plus récemment, il a été repéré en Méditerranée où il aurait pris part à une mission liée à l’épave du cargo russe MV Ursa Major.
Pourquoi tout ça inquiète tant l’OTAN ?
La répétition des visites du Yantar près des infrastructures sensibles met sérieusement mal à l’aise l’OTAN. John Healey, secrétaire à la défense britannique, n’a pas mâché ses mots : « Nous voyons. Nous savons ce que vous faites. » Il a insisté sur le fait que « c’est un navire espion russe », reflétant ainsi les préoccupations partagées par plusieurs analystes selon lesquels ces manœuvres pourraient être liées aux activités d’une mystérieuse « flotte fantôme » russe impliquée dans des sabotages potentiels (ça commence presque comme un roman d’espionnage !). Rear Adm. Andrew Lennon, ex-officier supérieur chez les sous-marins de l’OTAN, partage aussi ses inquiétudes sur cette activité subaquatique étrange près des câbles sous-marins, reflétant les préoccupations concernant les capacités navales russes.
Cet incident autour du Yantar met clairement en lumière combien nos infrastructures sous-marines sont stratégiques pour notre société moderne (et donc vulnérables). Alors que les tensions géopolitiques montent d’un cran, ces événements rappellent combien il est vital pour chaque nation d’assurer une protection et une surveillance constante face aux ingérences extérieures possibles. Les citoyens devraient rester attentifs car ces questions touchent directement leur sécurité énergétique et numérique au quotidien.








