Shell découvre une bombe non explosée près d’un gazoduc du champ de Brent

Une bombe non explosée à proximité d’un pipeline en mer du Nord ? Cette découverte choquante rappelle les dangers des vestiges de guerre. La sécurité maritime est en jeu, et les enjeux énergétiques sont plus fragiles que jamais.

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Une bombe surprise près d'un pipeline en mer du Nord
Shell découvre une bombe non explosée près d’un gazoduc du champ de Brent © Armees.com

Récemment, le secteur énergétique en mer du Nord a été secoué par une découverte inattendue. Shell, le géant pétrolier et gazier, a révélé qu’une bombe non explosée a été trouvée tout près de l’une de ses grandes conduites de gaz. Cette trouvaille soulève pas mal de questions sur la sécurité des infrastructures sous-marines et rappelle que les traces des conflits passés sont toujours bien présentes.

Qu’est-ce qui a été trouvé ?

Lors d’une inspection habituelle du pipeline Far North Liquids and Associated Gas System (Flags), une équipe est tombée sur un engin explosif qui n’avait pas encore pété. Le truc se trouve à environ 64 km à l’est des Shetland, juste à côté d’une conduite de gaz datant de 40 ans. Même si ce pipeline joue un rôle clé dans le transport du gaz depuis le champ de Brent jusqu’au terminal de St. Fergus en Écosse, il continue de fonctionner normalement malgré cette découverte qui fait froid dans le dos.

Ce genre de trouvaille n’est pas vraiment une première. Les eaux britanniques regorgent encore de munitions non explosées, surtout celles datant de la Seconde Guerre mondiale. Un rapport parlementaire de 2020 estime qu’il y aurait encore environ 500 000 pièces d’armement au fond des mers autour du Royaume-Uni.

Comment Shell réagit face à cette menace potentielle ?

Devant cette situation un peu flippante, Shell n’a pas traîné pour prendre les choses en main. La boîte a lancé une enquête poussée pour comprendre comment cet engin s’est retrouvé là où il ne fallait pas. Pour assurer une évaluation neutre et complète, ils ont fait appel à un conseiller extérieur pour examiner tout ça.

Les autorités ont été mises au parfum sans tarder. L’Agence maritime et des garde-côtes a reçu l’info dès que possible, et un bateau est maintenant sur place pour garder un œil sur l’engin jour et nuit. Ces précautions visent à éviter tout pépin qui pourrait interrompre le fonctionnement du pipeline ou mettre en danger la sécurité maritime.

Le pipeline Flags est un pilier du réseau gazier britannique depuis son installation en 1982. Construit à l’époque où l’industrie pétrolière et gazière était en plein boom en mer du Nord, il mesure 91 cm de diamètre et s’étend sur environ 370 km du nord au sud. Ce tube transporte du gaz humide extrait du champ de Brent jusqu’au terminal écossais de St. Fergus.

En 2007, sa capacité a été boostée grâce à sa connexion avec le pipeline Tampen, reliant ainsi les développements gaziers entre Statfjord en Norvège et le Royaume-Uni. Sa gestion partagée entre Shell et ExxonMobil montre bien combien ce pipeline est stratégique pour approvisionner la région en énergie.

Des munitions immergées : un vrai casse-tête

Les incidents liés aux vieilles munitions dans l’eau ne sont pas rares par ici. Pas plus tard que récemment, un bateau de pêche écossais a remonté un mortier anti-sous-marin non explosé dans le Firth of Forth près d’Édimbourg. Ce bidule contenait quelque 36 kg d’explosifs, ce qui a nécessité l’intervention rapide d’une équipe spécialisée des garde-côtes pour sécuriser la zone avant que le mortier ne soit détruit dans des eaux plus profondes.

Cette histoire met vraiment en avant les défis auxquels font face ceux qui bossent ou naviguent dans ces eaux chargées d’histoire mais aussi assez risquées.

La récente découverte par Shell montre bien combien il est vital (et même indispensable) d’assurer une surveillance constante et rigoureuse des infrastructures sous-marines face aux risques posés par ces reliques militaires immergées. Alors que les entreprises et les autorités coopèrent pour réduire ces dangers, tous ceux impliqués dans les opérations maritimes ou côtières doivent rester vigilants contre ces menaces venues tout droit du passé.

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