Rafale écarté, F-35 préféré : la Belgique confirme une nouvelle commande militaire auprès des États-Unis, laissant la France sur le tarmac. Bruxelles choisit ainsi l’Oncle Sam dans un contexte de tension dans les relations transatlantiques, et alors que l’Union européenne appelle ses membres à s’engager dans le réarmement industriel et militaire du Vieux continent.
La Belgique choisit les F-35 américains plutôt que les Rafales
Le mercredi 23 avril 2025, Bart De Wever, Premier ministre belge, a annoncé que son pays procéderait à l’acquisition d’avions de chasse F-35 supplémentaires. Cette déclaration a été faite lors de son intervention devant la commission de l’Intérieur de la Chambre des représentants, à Bruxelles, rapporte La Libre. Cette commande s’inscrit dans le prolongement de l’accord de Pâques » signé le 11 avril 2025, qui prévoit de porter les dépenses militaires de belges à 2 % du produit intérieur brut dès cette année, soit quatre ans avant le calendrier initial fixé à 2029.
Cette accélération budgétaire implique une injection immédiate de 4 milliards d’euros, dont une part significative sera consacrée au renforcement des capacités aériennes. Le gouvernement n’a pas jugé opportun de relancer un appel d’offres : le choix du F-35A Lightning II, commandé à 34 exemplaires auprès de Lockheed Martin en octobre 2018, est donc confirmé et prolongé par la Belgique. « Comme nous avons déjà acheté 34 F-35, il faudra que ce soient à nouveau des F-35 », a ainsi justifié le Premier ministre belge, Bart De Wever.
Un mauvais présage pour le SCAF ?
Le Rafale, qui s’impose pourtant régulièrement dans les appels d’offres internationaux récents, est une nouvelle fois écarté par un partenaire frontalier de la France. Une position qui place la Belgique en opposition manifeste aux appels répétés en faveur d’une consolidation de l’industrie de défense européenne — en particulier ceux émanant de Paris et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui plaident tous deux, depuis plusieurs mois, pour un renforcement de l’autonomie stratégique industrielle face à la dépendance aux technologies américaines.
Tentant de désamorcer la critique de sa décision, le Premier ministre belge, Bart De Wever, a insisté sur le caractère multinational du programme F-35. Il a en ce sens évoqué la possibilité de faire assembler les nouveaux appareils en Italie, sur la chaîne de production installée à Cameri, expliquant que « le projet F-35 est multilatéral et pas exclusivement américain », tout en insistant sur le fait que « ce n’est pas parce que M. Trump pense qu’il peut mener une guerre contre tout le monde qu’il peut en un coup faire disparaître la globalisation de l’économie ».
La décision de la Belgique de privilégier l’Oncle Sam réalimente par ailleurs le flou quant à sa participation au Système de combat aérien du futur (SCAF), projet piloté par la France, l’Allemagne et l’Espagne. En effet, si Bruxelles a rejoint ce projet en tant qu’observateur en juin 2024, en y consacrant une enveloppe de 60 millions d’euros, le ministre de la Défense Theo Francken, issu de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), a publiquement évoqué une possible convergence avec le GCAP — un programme concurrent porté par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, comme le rappelle Opex360. Nos confrères ne manquent d’ailleurs pas de souligner à ce propos que, lors d’une audition parlementaire, Theo Francken n’avait pas ménagé ses critiques à l’égard de Dassault Aviation, accusant le constructeur français de privilégier une vision trop centrée sur l’« autonomie stratégique » nationale, soit, au détriment d’une coopération technologique jugée plus ouverte.









Peut-être dommage, mais pas sûr. Le Premier ministre Belge expose des raisons valables. Il peut par ailleurs être salutaire pour l’Europe que les moyens de défenses aériens ne soient pas dépendant d’une seule entreprise.
Une certaine synergie peut naître au cœur de notre défense aérienne Européenne car alors elle disposera de comparatifs terrain qui devraient aboutir vers plus de performances globalisée.
Encore un article rédigé par quelqu’un qui n’y connaît strictement rien! La Belgique ne peut acheter des Rafales alors qu’elle dispose déjà de F35. Ces 2 appareils sont incompatibles les américains employant un outilage en pouces et non en mètres. L’armement l’est également, l’américain ne pouvant être transporté par le Rafale. Idem pour les installations de simulateurs de vol. Bref cela obligerait la Belgique à tout acheter en double. Le Rafale est plus cher car produit en petite quantité contrairement au F35 déjà à plus de 1000 exemplaires, et ne possède pas les mêmes capacités. Il n’est pas furtif et n’a pas de soute à armement, transportant pods, fusés et bombes sous les ailes, ce qui diminue tant la vitesse que la maniabilité en augmentant la trainée ainsi que sa signature radar.