Un C-17 Globemaster de l’US Air Force, identifié par l’indicatif d’appel ICE28, a rebroussé chemin le mardi 18 août 2026 alors qu’il assurait la liaison entre la Nouvelle-Zélande et l’Antarctique. En cause : une alerte concernant une activité spatiale jugée potentiellement dangereuse.
L’appareil avait décollé de Christchurch, heure locale. Il s’est posé de nouveau sur le tarmac néo-zélandais moins de trois heures plus tard, aux alentours de 11h30, selon les données de suivi de vol. Le retour a été motivé par un NOTAM, un avis aux navigants émis par l’Autorité de l’aviation civile néo-zélandaise (CAA).
Le jour même, un porte-parole de la CAA a indiqué au média The Hill que l’agence avait été informée d’une activité potentiellement dangereuse par la société publique russe de gestion du trafic aérien, ce qui avait conduit à l’émission du NOTAM.
Le lendemain, mercredi 19 août, le même porte-parole a précisé la nature exacte du danger : il s’agissait en réalité d’un lancement de missile prévu par la Russie, avec un risque potentiel associé pour l’espace aérien international.
La zone concernée se situe dans la région d’information de vol océanique de la Nouvelle-Zélande, un espace aérien au-dessus de la haute mer que le pays gère dans le cadre d’un accord régional de navigation aérienne conclu avec l’Organisation de l’aviation civile internationale. Cette région couvre 30 millions de kilomètres carrés, essentiellement composés d’eaux internationales, sur le Pacifique Sud, l’océan Austral et la mer de Tasman.
Face à cette notification, la CAA a mis en place une zone de danger et émis un avis pour alerter les opérateurs aériens. L’agence a précisé dans un communiqué que cela n’empêchait pas les avions de traverser la zone, les opérateurs prenant leurs décisions sur la base des informations disponibles. Un NOTAM ne fait qu’avertir : il ne ferme pas l’espace aérien.
Le vol du C-17 s’inscrivait dans la saison de vols hivernaux de l’US Air Force, qui permet chaque année d’acheminer chercheurs et matériel vers l’Antarctique avant le début de la saison de recherche estivale. Cet appareil assure l’une des liaisons programmées entre Christchurch et les bases de recherche américaine et néo-zélandaise sur le continent austral.








