Une nouvelle étape du conflit russo‑ukrainien a émergé ce week‑end avec l’annonce du renseignement militaire ukrainien (HUR) d’une opération visant l’oléoduc Koltsevoy, dans le district de Ramenski, à environ cinquante kilomètres de Moscou. Ce raid s’ajoute à une série d’attaques entre les deux pays et illustre l’intensification des affrontements. La destruction de l’oléoduc, qui approvisionnait l’armée russe en carburants, représente un coup dur pour les chaînes d’approvisionnement militaires russes, selon Kyrylo Budanov, chef du HUR, cité par Euronews.
Un coup porté à la logistique russe
Vendredi soir, trois tronçons de l’oléoduc Koltsevoy, long de 400 km et vital pour le transport de carburant, ont été détruits. Cet oléoduc alimente l’armée russe en essence, en gazole (avec une capacité de 2 800 000 tonnes par an) et en kérosène, issus des raffineries de Riazan, Nijni Novgorod et Moscou. Selon le HUR, les conséquences de cette opération sont encore plus lourdes que celles des sanctions imposées à la Russie. Le communiqué, publié sur Telegram, a rapidement mis en lumière cet acte de guerre asymétrique.
Les frappes montent en puissance et l’Ukraine paie le prix sur l’énergie
Alors que les frappes de drones russes se multiplient, l’Ukraine subit des attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques. Ces vagues de drones et de missiles ont provoqué des coupures d’électricité à grande échelle. Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie a lancé des drones explosifs contre l’Ukraine, dont 206 ont été abattus par l’aviation ukrainienne. Néanmoins, 17 drones ont touché des cibles dans sept régions ukrainiennes, ce qui montre les difficultés persistantes pour la défense du pays. Kyiv a dénoncé ces actions comme du « terrorisme énergétique systématique ».
Pokrovsk, un front très chaud
Les combats à Pokrovsk, dans la région de Donetsk, restent intenses. La Russie affirme avoir encerclé les forces ukrainiennes et vaincu une équipe de forces spéciales ukrainiennes, une version contestée par l’Ukraine. Selon Hryhorii Shapoval, porte‑parole des forces ukrainiennes de l’est, la situation demeure « difficile, mais sous contrôle ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a admis des infiltrations russes, tout en assurant que ses troupes étaient en train de déloger les assaillants. Avec 170 000 soldats russes déployés dans la région, les tensions restent très vives.
Ce que veut Moscou et ce que dit Poutine
Moscou poursuit son objectif de prendre l’ensemble du Donbass, région industrielle importante de l’Ukraine composée des provinces de Louhansk et Donetsk. Kyiv contrôle encore environ 10 % de ce territoire riche en charbon. Vladimir Poutine continue de défendre les buts militaires de la Russie dans ses discours, tout en cherchant à convaincre les États‑Unis de la puissance militaire russe et en renforçant les capacités nucléaires du pays.








