À l’ONU, les États-Unis votent avec la Russie au sujet de l’Ukraine !

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À l’ONU, les États-Unis votent avec la Russie au sujet de l’Ukraine ! © Armees.com

Alors que le conflit en Ukraine dure depuis maintenant trois ans, un événement inattendu a secoué l’Organisation des Nations unies (ONU). Pour la première fois, les États-Unis ont voté aux côtés de la Russie, refusant de soutenir l’Ukraine.

Un basculement diplomatique inédit à l’ONU

Le 24 février 2025, une résolution portée par l’Ukraine et ses alliés européens a été adoptée à l’Assemblée générale avec 93 voix pour, 18 contre et 65 abstentions. Malgré ce succès relatif, un détail majeur a surpris les observateurs : les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont voté contre le texte, rejoignant la Russie et d’autres pays comme la Corée du Nord, le Nicaragua, le Mali et la Hongrie.
Ce changement de position marque une rupture avec la politique menée par l’administration Biden, qui soutenait fermement Kiev. Désormais, Washington prône une approche visant à accélérer la fin du conflit, mais sans mentionner l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Défiant Kiev et ses partenaires européens, les États-Unis ont soumis une résolution distincte à l’Assemblée générale. Ce texte demandait « instamment qu’il soit mis fin au conflit dans les plus brefs délais et plaidait pour une paix durable« , sans inclure la moindre condamnation de l’agression russe.
Face à cette approche jugée trop neutre, plusieurs pays européens ont modifié la proposition en y intégrant des références explicites à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et à la responsabilité de la Russie. Finalement, la version amendée a été adoptée avec 93 voix pour, 8 contre et 73 abstentions.

Le Conseil de sécurité valide la position américaine

Après l’Assemblée générale, le texte initialement proposé par les États-Unis a été soumis au Conseil de sécurité. Cette fois-ci, Washington a enregistré un succès stratégique : la résolution a été adoptée par 10 voix pour et aucune contre. Les cinq pays européens présents (France, Slovénie, Grèce, Danemark, Royaume-Uni) se sont abstenus, refusant de valider un texte qui ne pointait pas du doigt Moscou.
La France et le Royaume-Uni auraient d’ailleurs pu choisir de bloquer l’adoption en utilisant leur veto pour la première fois depuis 1989.
Ce vote marque une victoire pour Donald Trump, qui a salué une « avancée diplomatique historique« . L’ambassadrice américaine par intérim, Dorothy Shea, a déclaré : « Cette résolution représente un chemin vers la paix« , tout en rejetant les critiques sur une éventuelle complaisance envers le Kremlin.

Ce rapprochement entre Washington et Moscou interroge les diplomates et les analystes géopolitiques. Certains y voient une tentative de Donald Trump d’imposer sa propre vision de la paix en Ukraine, en écartant progressivement l’Union européenne des négociations. D’autres craignent un précédent dangereux où un pays agresseur pourrait être récompensé par une paix dictée à son avantage.
L’Europe, bien que marginalisée dans ces discussions, tente de maintenir une position ferme. « Cette guerre est illégale, une violation claire de la Charte de l’ONU« , a rappelé l’ambassadrice britannique Barbara Woodward. De son côté, Nicolas de Rivière, représentant de la France, a insisté sur le fait qu’une paix « ne peut en aucun cas être synonyme de capitulation de l’agressé« .

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