Alors que la guerre en Ukraine continue de bouleverser des millions de vies depuis presque trois ans, les Nations unies annoncent un plan d’aide humanitaire d’une ampleur inédite.
Avec 3,32 milliards de dollars mobilisés, l’ONU répond à une urgence sans précédent en Ukraine. Derrière ce montant, une réalité dramatique : des millions de familles dépendent de cette aide pour survivre. Quels seront les premiers axes d’intervention ?
ONU : une mobilisation sans précédent pour l’aide humanitaire
Depuis le début du conflit en Ukraine, les Nations unies multiplient les initiatives pour venir en aide aux populations touchées. Le 16 janvier 2025, à Kyiv, une délégation de l’ONU, composée notamment de Tom Fletcher et Filippo Grandi, a annoncé une aide humanitaire de 3,32 milliards de dollars (environ 3,22 milliards d’euros) pour 2025. Ce projet vise à soutenir plus de huit millions de personnes, à la fois en Ukraine et dans les pays accueillant les réfugiés. Ce financement, est l’un des plus conséquents jamais mis en place par l’ONU.
Les chiffres dévoilés témoignent de l’ampleur des besoins. Selon l’ONU, près de six millions de personnes en Ukraine nécessitent une assistance critique, tandis que 11 pays hébergeant des réfugiés ukrainiens bénéficieront également de ce soutien. Parmi les priorités identifiées figurent :
- Abris et nourriture : Les habitants des zones proches du front manquent de logements sécurisés et de ressources alimentaires de base.
- Soins médicaux : Les hôpitaux ukrainiens, souvent ciblés par des attaques, ont besoin d’équipements et de médicaments.
- Reconstruction d’infrastructures : L’approvisionnement en électricité, gaz et eau potable reste un défi crucial dans de nombreuses régions.
- Déminage : Les mines et explosifs non détectés constituent une menace quotidienne pour les civils.
Tom Fletcher a souligné que cette aide ne se limite pas à l’urgence immédiate. La reconstruction à long terme nécessitera des efforts colossaux, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Une coordination internationale essentielle
La particularité de ce plan repose sur la collaboration avec 11 pays voisins accueillant des réfugiés. Filippo Grandi, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, a insisté sur l’importance d’une action conjointe. Cette approche se veut inclusive, impliquant non seulement les gouvernements, mais aussi des ONG locales et internationales.
Cependant, certains défis demeurent :
- Sécurisation des fonds : Les 3,32 milliards de dollars annoncés devront être mobilisés rapidement auprès des donateurs publics et privés.
- Accès humanitaire : Les attaques contre les travailleurs humanitaires entravent leur mission.
- Contexte géopolitique : Les changements d’administration, notamment aux États-Unis, pourraient influencer l’engagement international en Ukraine.
Comme l’ONU, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, s’est rendu à Kyiv le 16 janvier 2025. Lors de sa première visite en Ukraine depuis sa prise de fonctions en juillet, il a signé un traité de « partenariat de 100 ans » avec Volodymyr Zelensky. Cet accord inclut des engagements dans des domaines stratégiques tels que la défense, l’énergie, le commerce et la science. Keir Starmer a également affirmé que le Royaume-Uni continuerait à soutenir la sécurité de l’Ukraine après la guerre, réaffirmant ainsi son rôle clé aux côtés de la communauté internationale.
Volodymyr Zelensky a exprimé sa gratitude envers la communauté internationale, tout en rappelant que les besoins de son pays restent immenses. Selon Nikolaï Patrouchev, conseiller assistant du président russe Vladimir Poutine et membre du Conseil de sécurité, l’Ukraine pourrait « cesser d’exister cette année ». Une folle déclaration qui souligne l’importance de maintenir un soutien constant pour assurer la stabilité de la région.








