L’aéroport principal du Niger a été victime d’une attaque de grande ampleur. Le bilan est lourd : 11 militaires et 2 civils sont morts. L’attaque a été revendiquée par le GSIM, la branche sahélienne d’Al-Qaïda.
Une attaque de grande ampleur au Niger
Le 18 juin 2026, le Niger a été le théâtre d’une attaque d’envergure visant l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, principal hub aérien du pays et site stratégique mêlant infrastructures civiles et militaires. Dès l’aube, des tirs nourris à l’arme lourde ont été signalés dans la zone de l’aéroport, selon Radio France Internationale, confirmant l’intensité d’une opération menée en plein cœur d’un site hautement sensible. L’assaut a rapidement été revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), branche sahélienne d’Al-Qaïda.
Niger : un assaut contre un site stratégique mêlant armée et aviation civile
L’attaque s’est concentrée sur l’aéroport international de Niamey, infrastructure clé du pays qui accueille à la fois des vols civils et des installations militaires. Selon Associated Press (19 juin 2026), le site abrite également une base aérienne nigérienne ainsi que le quartier général de la force conjointe regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali.
Dans les premières heures de l’attaque, des échanges de tirs intenses ont été signalés autour des pistes et des zones de sécurité périphériques. Ainsi, les détonations ont été entendues dès l’aube, traduisant une offensive coordonnée visant à déstabiliser le dispositif de sécurité autour de la capitale.
Les autorités ont rapidement verrouillé le périmètre, déclenchant une opération de sécurisation de grande ampleur. Le ministère nigérien de la Défense a affirmé qu’une « vaste opération est en cours » afin de reprendre le contrôle total de la zone.
Niger : un bilan humain lourd et des combats prolongés autour de l’aéroport
Le bilan de l’attaque est particulièrement lourd. Les autorités nigériennes ont annoncé la mort de 11 soldats et de 2 civils, soit 13 victimes côté forces nationales et population. Ce même bilan précise que l’incursion a été qualifiée par les autorités de tentative d’attaque « perfide », soulignant la violence des affrontements et la surprise de l’opération. Dans le même temps, les autorités ont indiqué que l’aéroport restait opérationnel après sécurisation, ce qui témoigne d’un effort rapide de reprise en main du site stratégique.
Sur le plan militaire, les forces nigériennes affirment avoir neutralisé plusieurs assaillants. Selon Associated Press, 22 combattants ont été tués lors des opérations de riposte, tandis qu’une vingtaine de suspects ont été arrêtés dans la foulée des combats. Ces chiffres illustrent l’intensité des affrontements autour de l’aéroport, transformé temporairement en zone de combat urbain à haute intensité.
Quelques heures après les affrontements, le GSIM a revendiqué l’attaque contre l’aéroport de Niamey. Cette organisation, affiliée à Al-Qaïda au Sahel, est l’un des principaux acteurs armés actifs dans la région, déjà impliquée dans de nombreuses opérations contre les forces étatiques sahéliennes.








