Un raid aérien d’ampleur a frappé l’Iran le 13 juin 2025, révélant la capacité de projection et de précision de l’armée de l’air israélienne.
Le 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération baptisée Rising Lion, une opération aérienne sans précédent contre l’Iran. En visant principalement des centres de recherche nucléaire, des infrastructures militaires et des résidences de hauts responsables, cette frappe marque une nouvelle étape de la confrontation régionale. L’objectif était clair : freiner l’effort iranien vers l’armement nucléaire tout en envoyant un message stratégique fort à la région.
Rising Lion, la réussite de plusieurs attaques
Le raid, déclenché avant l’aube, a mobilisé environ 200 appareils de combat, selon l’armée israélienne. Les frappes visaient près de 100 sites, incluant les installations de Natanz et plusieurs bases de missiles balistiques.
Israël a bénéficié de l’effet de surprise grâce à des mesures de désinformation avant l’attaque pour déjouer la défense iranienne. En parallèle, l’appui du Mossad en sabotage cyber et physique visait des sites de missiles et de détection.
Une opération, deux catégories de missiles
Plusieurs types de missiles ont été employés, reflétant une doctrine axée sur la précision et la portée.
- Rampage : missile de croisière à longue portée, capable d’atteindre des cibles à plus de 1 000 km avec une tête explosive à guidage terminal. Ce type est adapté aux frappes sur infrastructures enfouies, telles que Natanz (Defence Security Asia).
- Delilah : missile air-sol autopiloté et autonome, conçu pour des frappes de précision contre des bâtiments ou radars, avec une portée moyenne de 250 km.
La première vague a déployé plus de 330 munitions variées, mêlant missiles de croisière, de précision, et bombes intelligentes.
Le coût de chaque missile Rampage est estimé à 500 000 euros, tandis que la Delilah avoisine 200 000 euros. Avec une centaine de Rampage et autant de Delilah, le coût direct en munitions se situe autour de 70 millions d’euros.
Les trois aéronefs à l’oeuvre dans l’opération Rising Lion
Les principaux aéronefs mobilisés sont :
- F‑35I « Adir » : avion de chasse de 5ᵉ génération, furtif, capable de lancer des Rampage et des Delilah depuis des distances sécurisées.
- F‑15I « Ra’am » : avion multirôle, lourdement armé, adapté aux missions deep strike.
- F‑16I « Sufa » : version améliorée du F‑16, équipée pour des frappes complexes.
Ces plateformes ont mis en œuvre une combinaison de lancement à haute altitude et de vol discret, assurant la pénétration du territoire iranien avec un risque maîtrisé.
Dirigeants et ogives, les deux cibles d’Israël
L’opération s’est déroulée en cinq vagues,: frappes sur les sites nucléaires de Natanz, Isfahan, Khondab, Arak, ainsi que des bases balistiques près de Téhéran, Kermanshah et Tabriz (NDTV, Ynet). L’objectif visait simultanément à éliminer des dirigeants clés tels que le général Hossein Salami et des scientifiques nucléaires, pour perturber l’effort stratégique iranien.
Selon les calculs israéliens, l’usage de plus de 330 munitions à haute valeur technologique démontre la volonté de neutraliser efficacement et en profondeur le potentiel iranien, tout en limitant les dégâts collatéraux par une sélection chirurgicale des ogives.
Rising Lion, et après ?
Au total, les missiles engagés représentent un coût direct estimé à 70 millions d’euros, sans compter les infrastructures de soutien (ravitaillement, ravitaillements aériens, cyber‑sabotages…).
La portée de l’attaque est aussi politique : elle réaffirme la doctrine dite de « frappe préemptive », apte à dissuader toute progression nucléaire iranienne. En revanche, l’escalade déclenchée — Iran a riposté via une centaine de drones — pourrait fragiliser la stabilité régionale et susciter des réactions de puissance dans un équilibre déjà sous tension. Ce contexte renforce Israël dans une posture de défense orientée vers le risque, à travers sa stratégie d’existentialisme sécuritaire.
L’opération Rising Lion, initiée le 13 juin 2025, incarne une démonstration de force méthodique de l’armée de l’air israélienne. Elle combine précision technologique, capacité de frappe à longue distance et coordination interarme, tout en affichant une logique de coût maîtrisé.








