Le périple du Madleen touche à sa fin. Le bateau, venu briser le blocus humanitaire de Gaza, a été intercepté par les autorités israéliennes. Plusieurs Français refusent l’expulsion, dont Rima Hassan, députée européenne de La France insoumise.
Le Madleen intercepté avant d’arriver à Gaza
Dans un contexte de tensions persistantes autour de la bande de Gaza, le navire Madleen, transportant de l’aide humanitaire et plusieurs figures militantes, a été intercepté par l’armée israélienne. Parmi les passagers : Greta Thunberg, militante écologiste suédoise, et Rima Hassan, eurodéputée française affiliée à La France insoumise. Alors que l’affaire secoue les chancelleries, les passagers sont désormais entre les mains de l’État hébreu, sur le point d’être expulsés… ou non.
Dès les premières heures du lundi 9 juin 2025, le Madleen a été arraisonné par deux bâtiments de la marine israélienne. Objectif annoncé par Tel-Aviv : faire appliquer son blocus maritime autour de Gaza, en place depuis plus de quinze ans. À bord du voilier, douze militants venus de France, de Turquie, d’Allemagne, des Pays-Bas, du Brésil, d’Espagne et de Suède. Parmi eux, deux figures médiatiques : Greta Thunberg et Rima Hassan.
Arrivés au port d’Ashdod dans la soirée, les passagers ont ensuite été transférés à l’aéroport de Tel-Aviv. Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, « ceux qui refusent de signer les documents d’expulsion seront traduits devant une autorité judiciaire, conformément à la loi israélienne ». Cette menace juridique ne semble pas avoir dissuadé Rima Hassan, qui a décliné l’expulsion, tout comme cinq des six ressortissants français présents sur le bateau, selon le ministère des Affaires étrangères.
Gaza au centre : dénonciation internationale et soutien populaire
À Paris, la riposte politique ne s’est pas fait attendre. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a dénoncé « un acte de piraterie » et a martelé que « Benjamin Netanyahu n’est pas de taille à lui faire peur, ni à nous non plus ». Le député et coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, de son côté, parle d’une « opération illégale dans les eaux internationales ». Emmanuel Macron, depuis la conférence de l’ONU sur l’océan à Nice, s’est dit préoccupé : « Nous avons évidemment passé tous les messages pour que la protection consulaire soit accordée et qu’ils puissent retrouver le sol français. […] La France appelle à un cessez-le-feu au plus vite et à la levée du blocus humanitaire. Le scandale, l’inacceptable qui se joue à Gaza, c’est ça. »
Côté société civile, la mobilisation a été spectaculaire : 172 rassemblements ont été organisés en France, dont 50 000 personnes à Paris le 9 juin 2025, selon La France insoumise. En Suisse, des manifestants ont temporairement bloqué les gares de Genève et Lausanne. L’onde de choc s’est propagée en Europe, où des eurodéputés de gauche et des ONG comme Al-Haq ou Amnesty International dénoncent « une violation manifeste du droit international ».
Pour le moment, seule Greta Thunberg a accepté d’embarquer sur un vol de retour vers la Suède, avec une escale en France. L’une des vidéos publiées avant l’arraisonnement montre la militante déclarant : « Si vous voyez cette vidéo, nous avons été interceptés et kidnappés dans les eaux internationales. » Les images captées montrent les passagers, gilets de sauvetage orange sur le dos, mains levées, certains jetant téléphones et tablettes à la mer avant d’être interpellés.









« certains jetant téléphones et tablettes à la mer avant d’être interpellés. »
Conclusion : pour Greta, sauver la planète consiste à polluer la mer !!!