L’Iran aurait coupé un générateur électrique britannique pendant 4 jours : les ingénieurs confirment une cyberattaque d’un niveau jamais vu

Un générateur électrique britannique paralysé quatre jours par des hackers liés à Téhéran, un ministre qui minimise, un commentateur qui parle de guerre ouverte. Faut-il craindre une escalade contre nos infrastructures ?

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L'Iran aurait coupé un générateur électrique britannique pendant 4 jours : les ingénieurs confirment une cyberattaque d'un niveau jamais vu
L’Iran aurait coupé un générateur électrique britannique pendant 4 jours : les ingénieurs confirment une cyberattaque d’un niveau jamais vu © Armees.com

Des hackers liés à l’Iran ont réussi à mettre à l’arrêt un générateur électrique britannique pendant quatre jours en juillet 2026. Des responsables de la sécurité britannique, s’exprimant auprès de plusieurs médias dont The Telegraph, ont attribué cette panne à des pirates informatiques liés à Téhéran.

Londres évoque un site de très petite échelle

Le ministre britannique de l’Énergie, Michael Shanks, a tenu à rassurer sur l’ampleur des dégâts. Il a déclaré dans un communiqué qu’il n’y avait, pour être clair, aucune menace pour le réseau électrique plus large et que personne n’avait perdu d’électricité, ajoutant que le Royaume-Uni dispose de l’un des systèmes énergétiques les plus résilients au monde, qualifiant au passage le générateur touché de minuscule.

Le gouvernement britannique décrit la cible comme un site de très petite échelle et insiste sur l’absence de conséquence pour le réseau national. Le ministère de Shanks a par ailleurs informé des dirigeants d’entreprises des mesures qu’ils devraient prendre pour rester en sécurité après cette intrusion.

Plus de 30 systèmes d’eau touchés dans le Minnesota

Quelques semaines avant l’incident britannique, des hackers ont accédé aux systèmes de plus de 30 réseaux d’eau communautaires du Minnesota, s’infiltrant dans la technologie utilisée pour surveiller et contrôler à distance pompes et équipements. Les autorités locales n’ont pas attribué publiquement ces attaques, mais plusieurs médias, citant des responsables américains et un mémo de partage de menaces de l’industrie ayant fuité, ont pointé la responsabilité probable de l’Iran.

Le président Donald Trump a rejeté publiquement cette évaluation, affirmant ne pas croire à une implication iranienne. Dans certaines communes, les contrôleurs compromis ont affecté le suivi des niveaux d’eau, de la pression, des opérations de pompage et des alarmes d’équipement, contraignant certains services publics à basculer sur des opérations manuelles et des procédures de secours.

Des précédents documentés depuis 2016

Des agences fédérales avaient déjà averti que des acteurs affiliés à l’Iran ciblent des dispositifs industriels similaires dans l’eau, l’énergie et l’administration, avec des perturbations opérationnelles et des pertes financières à la clé. En juillet, le FBI et l’Agence de protection de l’environnement ont signalé que des acteurs malveillants avaient visé des services d’eau et d’eaux usées dans au moins sept États, en accédant à des automates programmables exposés sur internet et en modifiant leurs adresses et mots de passe, provoquant parfois pertes de pression et inondations.

Le précédent le plus ancien remonte à 2016 : le ministère de la Justice avait inculpé un hacker iranien pour avoir accédé au système de contrôle d’un barrage à Rye, dans l’État de New York. La vanne de décharge était alors déconnectée pour maintenance, ce qui l’avait empêché de manipuler les niveaux d’eau.

Plus récemment, une campagne affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique, baptisée CyberAv3ngers, a compromis des contrôleurs industriels de fabrication israélienne dans des dizaines d’installations américaines fin 2023 et début 2024, systèmes d’eau, entreprises énergétiques, fabricants alimentaires et organisations de santé, en exploitant des appareils connectés à internet encore protégés par des mots de passe par défaut.

Le 18 août 2026, le ministère de la Justice a inculpé 17 membres d’une société basée en Iran pour une campagne de vol cybernétique visant des centaines d’universités, d’entreprises privées et d’agences gouvernementales, menée en partie pour le compte de l’IRGC. Le butin dépasse 31 téraoctets de données académiques et de propriété intellectuelle.

Ces épisodes placent les infrastructures civiles au centre d’un nouveau front dans le conflit qui oppose Washington à Téhéran. Reste incertain, selon le texte, si Téhéran a l’intention de mener une campagne plus large contre les infrastructures occidentales.

L’auteur réclame une riposte militaire

L’auteur du commentaire affirme que l’attaque contre le générateur confirme que le Royaume-Uni est en guerre avec l’Iran. Il rappelle qu’en mars, un drone de fabrication iranienne tiré par des proxies avait frappé la base aérienne de RAF Akrotiri, à Chypre, sans provoquer de réponse plus consistante que de simples remontrances adressées à l’ambassadeur de Téhéran.

Il évoque également les soldats britanniques tués ou mutilés par des projectiles à charge creuse de l’IRGC pendant les campagnes en Irak et en Afghanistan, estimant que ces réactions jugées faibles ont encouragé Téhéran à poursuivre son agression.

Il préconise d’employer la force militaire contre les capacités cyber iraniennes ou leurs infrastructures, plutôt que de se limiter à des ripostes numériques, de rejoindre pleinement l’« Operation Economic Fury » lancée par Donald Trump contre l’Iran, et de proscrire entièrement l’IRGC comme organisation terroriste, au lieu de la seule qualification de menace étatique qui lui a récemment été appliquée.

Le Premier ministre Keir Starmer s’était arrêté avant cette proscription complète, par crainte de compliquer les relations diplomatiques avec Téhéran. L’auteur appelle aussi à réexaminer la fiabilité du renseignement britannique, rappelant qu’un rapport du comité de renseignement et de sécurité jugeait, en 2025, peu probable une cyberattaque iranienne contre l’infrastructure britannique.

Il reconnaît qu’une posture publique dure serait difficile à assumer pour un gouvernement travailliste soucieux de ne pas s’aliéner ses propres députés, mais juge que la sécurité nationale doit primer sur les considérations partisanes.

Vladimir Poutine a de son côté menacé le Royaume-Uni de conséquences non précisées, dans la semaine précédant la publication du commentaire, après la fourniture par Londres de drones à longue portée à l’Ukraine. Selon l’auteur, la meilleure réponse à cette mise en garde reste une démonstration de fermeté face à tout agresseur.

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