L’Europe face à l’impensable : ce signal russe qui fait redouter un conflit imminent

Les accusations russes de manœuvres sous faux pavillon ravivent des craintes d’escalade géopolitique.

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L’Europe face à l’impensable : ce signal russe qui fait redouter un conflit imminent
L’Europe face à l’impensable : ce signal russe qui fait redouter un conflit imminent | Armees.com

Le 6 octobre 2025, le Service secret russe a annoncé que le Royaume-Uni préparerait une attaque simulée, menée par un groupe de Russes pro‑ukrainiens, pour faire porter la responsabilité à la Russie. Ces opérations, appelées « sous faux pavillon » ou « false flag », ravivent les tensions géopolitiques entre la Russie et les pays occidentaux. Selon le Service secret russe, la cible visée serait soit un navire militaire ukrainien, soit un navire civil étranger dans un port européen. L’objectif allégué : impliquer faussement la Russie en usurpant l’identité de ses soldats.

Moscou multiplie les accusations

Cette annonce s’inscrit dans une série d’accusations récentes formulées par Moscou. Le 30 septembre 2025, la Russie avait déjà accusé la Pologne de vouloir monter une fausse unité de forces spéciales russes et biélorusses pour attaquer une infrastructure polonaise vitale. Cette affirmation s’ajoute à d’autres accusations dirigées contre l’Europe, notamment l’allégation selon laquelle des pays européens planifiaient une occupation de la Moldavie, dans la région de la Transnistrie. Dans ce dernier cas, le Service secret russe avait pointé du doigt « les bureaucrates de Bruxelles et de l’OTAN » comme responsables présumés de l’opération.

Ce qu’en disent les spécialistes

Face à cette recrudescence d’accusations, plusieurs experts et institutions ont décortiqué la situation. L’Institut pour l’étude de la guerre aux États-Unis estime que cette montée de tensions pourrait marquer le début d’un « nouveau chapitre » dans la menace que représente la Russie, évoquant une entrée en « phase 0 » d’un conflit avec l’OTAN. Kevin Riehle, de la Brunel University de Londres, décrit cette notion comme une période d’intensification des tensions avant le déclenchement d’une guerre ouverte.

Pour Jeff Hawn, spécialiste de la sécurité russe à la London School of Economics, la « période spéciale » associée à cette phase se traduit par une multiplication des provocations et des accusations visant à « accentuer la confusion dans le camp ennemi », relaye France 24. Quant à Yevgeniy Golovchenko, expert en propagande russe à l’université de Copenhague, il voit dans ces opérations un moyen stratégique de créer l’illusion d’une menace imminente, poussant la Russie à réagir.

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