La guerre en Ukraine va connaître une pause. Pendant deux jours, les 8 et 9 mai 2026, la Russie ordonne un cessez-le-feu pour célébrer la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945.
La Russie ordonne un cessez-le-feu dans la guerre en Ukraine
Les 8 et 9 mai 2026, dates hautement symboliques marquant la victoire contre l’Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale, la Russie a déclaré un cessez-le-feu unilatéral dans la guerre en Ukraine. Le Kremlin a officiellement décrété une trêve militaire de deux jours en lien direct avec les célébrations de la victoire de 1945. Cette initiative, présentée comme un geste d’apaisement, vise également à renforcer la dimension symbolique de ces commémorations, profondément ancrées dans la mémoire collective russe.
Ainsi, la Russie met en avant une volonté affichée de suspendre les hostilités. Cette décision intervient dans un contexte où les combats restent particulièrement intenses sur plusieurs fronts, notamment dans l’est et le sud de l’Ukraine. Toutefois, cette annonce n’est pas une première. Depuis le début de la guerre en Ukraine, plusieurs trêves ponctuelles ont été proclamées par Moscou, souvent sans réelle traduction durable sur le terrain. Ces initiatives sont régulièrement perçues par Kiev comme des opérations de communication davantage que comme de véritables gestes de désescalade.
L’an dernier, une trêve de trois jours avait été instaurée par la Russie à l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sur le front ukrainien, un cessez-le-feu avait été instauré du 8 au 10 mai 2025.
Un cessez-le-feu contesté par l’Ukraine et ses alliés
Très rapidement, les autorités ukrainiennes ont exprimé leur scepticisme. L’Ukraine demande, elle, un cessez-le-feu en vigueur dès le mercredi 6 mai 2026. Et pourtant, malgré cette annonce russe, des frappes de drones ont fait cinq morts la nuit dernière dans la région de Kiev. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé ce qu’il qualifie de « cynisme absolu de la Russie », accusant Moscou de poursuivre ses attaques. Ainsi, Kiev reste sur ses gardes, affirmant que chaque attaque russe pendant le cessez-le-feu engendrera une riposte ukrainienne.
Kiev affirme que des frappes ont continué à viser plusieurs zones du territoire ukrainien. Cette situation alimente la méfiance déjà profonde entre les deux camps. Par ailleurs, les alliés occidentaux de l’Ukraine partagent en grande partie cette analyse. Pour eux, ces cessez-le-feu unilatéraux ne constituent pas une base crédible pour des négociations de paix. Ils soulignent au contraire leur caractère tactique, susceptible de permettre à la Russie de réorganiser ses forces ou de consolider ses positions dans la guerre en Ukraine.








