Le USS Nimitz, pionnier des porte-avions à propulsion nucléaire, s’apprête à entamer son ultime périple après près de cinquante ans de service. Construit en 1975, ce colosse de 97 000 tonnes, propulsé par deux réacteurs nucléaires A4W, est le bâtiment qui a lancé toute sa classe. Alors qu’il se prépare à quitter définitivement la Naval Base Kitsap, Bremerton, sa dernière mission s’annonce à la fois spectaculaire et techniquement complexe, avec une traversée maritime qui ne sera pas de tout repos.
Une maintenance aux petits oignons avant le départ
Après plusieurs mois amarré à Bremerton, l’USS Nimitz a subi un cycle de maintenance approfondi. Les inspections et réparations ont couvert les systèmes de propulsion, l’infrastructure du pont d’envol et les équipements radar. Ces travaux, achevés en 2024, ont pour but de garder le navire pleinement opérationnel jusqu’à la fin de sa carrière.
Marins et techniciens ont mené des tests sur les systèmes de communication et les installations de soutien aéronautique. Ces vérifications préventives servent à garantir la fiabilité des équipements avant un long transit maritime.
Un voyage pas comme les autres, cap sur l’Amérique du Sud
Le 7 mars 2026, l’USS Nimitz a quitté sa base pour se diriger vers l’océan Atlantique, confirme IDR. Incapable de franchir les écluses du canal de Panama, il a du contourner le Cap Horn, une zone réputée pour ses conditions de mer difficiles, ce qui a ajouté plusieurs milliers de milles nautiques au trajet.
Grâce aux systèmes de navigation modernes, l’équipage a suivi de près les variations météorologiques. Ce long détour a offert aussi des opportunités d’engagements maritimes le long des côtes sud-américaines, coordonnés par le U.S. Southern Command avec les marines régionales.
Force et coordination en mer
Escorte et protection ont été assuré par le Carrier Strike Group 11, dont le noyau comprend des navires de surface, des destroyers à missiles guidés, des escadrons aéronavals et des navires de soutien logistique. Ces destroyers ont joué un rôle clé pour la défense antimissile, les missions d’escorte et les patrouilles anti-sous-marines.
La Carrier Air Wing 17 a embarqué plus de 60 aéronefs, parmi lesquels des chasseurs F/A-18 Super Hornet et des avions de surveillance E-2D Advanced Hawkeye, étendant les capacités de reconnaissance et de défense bien au-delà du porte-avions lui-même.








