L’Algérie a confirmé l’achat de 14 chasseurs furtifs Sukhoi-57 Felon. Elle renforce ainsi ses capacités militaires et affirmant sa position stratégique en Afrique du Nord.
Un secret enfin révélé
Après plusieurs années de spéculations, l’Algérie a enfin levé le voile sur son acquisition des Sukhoi Su-57 Felon. L’annonce a été faite de manière sobre par la télévision publique le 11 février dernier, confirmant qu’elle était bien le premier client export du chasseur furtif russe. Contrairement aux grandes commandes aériennes internationales souvent mises en avant par les gouvernements, Alger a choisi une communication minimaliste pour officialiser cet achat.
Cette commande s’inscrit dans un contexte de modernisation des forces armées algériennes. Le pays possède déjà une flotte composée de Mikoyan MiG-29M2/S et de Sukhoi Su-30MKA, ainsi que des avions d’attaque Su-24MK/MR. Les Su-57 ne devraient donc pas remplacer immédiatement ces appareils, mais plutôt compléter et renforcer la force aérienne du pays. Les premiers avions devraient être livrés dès cette année, et l’ensemble des 14 chasseurs d’ici 2028.
Le Sukhoi-57, un choix stratégique
Le Sukhoi Su-57 Felon est un avion de combat de cinquième génération, doté de technologies avancées, notamment en furtivité et en super-manoeuvrabilité. Conçu pour rivaliser avec les chasseurs occidentaux comme le F-35 Lightning II, il est capable d’accomplir des missions variées allant de la supériorité aérienne aux frappes au sol. Avec ces nouvelles acquisitions, l’Algérie cherche à renforcer sa position militaire dans la région et à maintenir un avantage technologique sur ses voisins.
Toutefois, cette commande soulève des questions quant à son véritable impact stratégique. Avec seulement 14 exemplaires, il est peu probable que l’Algérie puisse réellement transformer l’équilibre des forces en Afrique du Nord. Contrairement aux grandes flottes d’autres pays, une petite escadrille de Su-57 pourrait avoir un rôle limité sans un appui complémentaire, notamment en matière de détection et de contrôle aérien. Le pays n’a toujours pas investi dans un système AWACS moderne, ce qui limite les capacités de projection à longue portée de ses forces aériennes.
Un renforcement des liens avec la Russie
L’achat de ces Su-57 confirme également le partenariat stratégique entre l’Algérie et la Russie. Depuis des décennies, Moscou est le principal fournisseur d’armements d’Alger, et cette nouvelle acquisition renforce encore cette relation. Dans un contexte où la Russie cherche à élargir son marché d’exportation d’armes, notamment en proposant le Su-57 à des pays comme l’Inde, l’Algérie devient une vitrine pour ce chasseur encore peu exporté.
En définitive, cette commande marque une avancée pour l’armée algérienne, qui s’équipe avec une technologie de pointe. Cependant, avec un nombre d’appareils limité et une absence d’infrastructure complémentaire, son impact stratégique restera à surveiller dans les années à venir.









L’Algérie a toujours commandé ses avions par petits lots.
Ça permet une modernisation graduelle et aussi cela donne le temps pour former correctement pilotes et mécanos.