L’article de 20 Minutes, publié dans le cadre de leur mise à jour quotidienne sur la guerre en Ukraine, note une montée des tensions géopolitiques autour du conflit, qui entre dans son 1 419e jour. Alors que cette guerre semble s’éterniser, la communauté internationale observe avec inquiétude les échanges houleux entre grandes puissances, et l’article insiste sur la nécessité d’une intervention diplomatique plus forte.
Bagarre verbale au sommet
Lors d’une réunion qui s’est tenue dans la nuit de lundi à mardi au Conseil de sécurité de l’ONU, une vive confrontation verbale a opposé la Russie, dirigée par Vladimir Poutine, et les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, dans un contexte de tensions russo-ukrainiennes. Cette montée des tensions a été déclenchée par la saisie du Conseil par Kiev au sujet de l’utilisation par Moscou, le vendredi précédent, d’un missile balistique hypersonique Orechnik.
Tammy Bruce, l’ambassadrice américaine adjointe à l’ONU, a condamné cette action en la qualifiant de « nouvelle escalade dangereuse et inexplicable ». Elle a affirmé que cela mettait en péril l’intégrité des efforts de paix, accusant la Russie de « tourner la cause de la paix en ridicule ». En réponse, Vassili Nebenzia, l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, a rejeté catégoriquement les critiques des membres du Conseil de sécurité, assurant que l’armée russe ne visait pas les civils.
Ce que ça donne sur le terrain et la réaction ukrainienne
Les conséquences se font lourdement sentir sur le terrain, notamment à Kiev. Andriï Melnyk, l’ambassadeur ukrainien auprès de l’ONU, a livré une déclaration forte en soulignant la souffrance des civils. Il a comparé la situation actuelle aux « pires précédents de l’Histoire humaine », en évoquant les attaques ciblant les infrastructures énergétiques qui ont laissé les habitants de la capitale grelottant sous des températures atteignant parfois -15 °C.
La violence a aussi monté d’un cran avec le lancement de 293 drones et d’au moins 25 drones explosifs, provoquant la mort d’au moins quatre civils à Kharkiv. Ces attaques ont visé les régions de Kiev, Kharkiv, Zaporijjia, et Dnipropetrovsk, laissant des traces durables sur un pays déjà meurtri par des années de conflit.
Escalade navale en mer Noire
Parallèlement, la mer Noire est devenue un autre champ d’affrontement : deux pétroliers grecs, le Matilda et le Delta Harmony, ont été touchés par des drones près du port russe de Novorossiïsk. Selon un responsable du ministère grec de la Marine marchande, ces attaques n’ont pas causé de « dégâts majeurs », mais elles ajoutent une nouvelle menace dans un climat déjà volatil. Une source anonyme citée par l’agence de presse russe Ria Novosti affirme que ces drones pourraient être d’origine ukrainienne, sans qu’une confirmation officielle n’ait été apportée.








