Au Liban, un cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah pourrait-il marquer le début d’une paix durable ?

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Au Liban, un cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah
Au Liban, un cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah © Armees.com

La nouvelle d’un cessez-le-feu entre le Hezbollah et l’État d’Israël a apporté une lueur d’espoir dans la situation tendue du sud du Liban. Après quarante-six jours d’un conflit intense qui a dévasté la région, cette trêve temporaire, de dix jours, vise à donner un répit aux populations touchées par les combats. Annoncé le jeudi 16 avril par Donald Trump via la plateforme Truth Social, ce cessez-le-feu marque une étape importante dans les tentatives de paix, même si des défis restent à relever.

Des violences intenses et la diplomatie à l’œuvre

Le Hezbollah, qui a tiré des roquettes vers Israël, et l’armée israélienne, à l’origine de bombardements massifs sur le sud du Liban, ont maintenu leurs opérations jusqu’aux dernières heures avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, qui a commencé à minuit, heure locale, rapporte Le Monde. Donald Trump, au centre de cette décision, a mobilisé son influence en échangeant directement avec Joseph Aoun, président libanais, et Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien. Son objectif déclaré : « parvenir à la PAIX ».

Le bilan humain est lourd. Au Liban, 2 196 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées, tandis que 15 victimes ont été recensées côté israélien, dont 13 soldats et 2 civils. Ce cessez-le-feu de dix jours apparaît comme une éclaircie fragile dans un ciel toujours chargé de tensions militaires.

Réactions et retours massifs de civils

L’annonce a immédiatement déclenché un mouvement important parmi les personnes déplacées, qui ont massivement tenté de rejoindre leurs villes et villages. Vendredi matin, les routes, notamment celle reliant Beyrouth au sud du pays, ont connu d’importants embouteillages, signe de l’ampleur des retours. Malgré ce mouvement, les autorités libanaises et le Hezbollah ont multiplié les appels à la prudence, rappelant que la situation reste fragile et incertaine.

La trêve survient aussi au milieu d’incidents préoccupants. Un soldat français a été tué lors d’une mission de maintien de la paix, l’Unifil signalant des tirs d’armes légères. Le Hezbollah a nié toute implication dans cet épisode, soulignant les zones d’ombre qui persistent sur le terrain.

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