Au début du mois de décembre 2025, la marine britannique a mené une opération prolongée de surveillance contre un sous-marin russe détecté dans la Manche. L’épisode, officiellement confirmé par Londres, intervient dans un contexte de tensions durables entre la Russie et les pays occidentaux, alors que cette voie maritime demeure cruciale pour la sécurité européenne.
Un sous-marin russe détecté et suivi par la marine britannique dans la Manche
La présence du sous-marin russe a été repérée dès son entrée dans la Manche, une zone particulièrement étroite et surveillée. Dès lors, la marine britannique a engagé un dispositif continu afin de suivre ses mouvements sans interruption. Selon TF1 Info, cette traque s’est étendue sur une durée de trois jours, illustrant la capacité de la Royal Navy à maintenir un contact prolongé avec un sous-marin évoluant à proximité directe de ses eaux territoriales.
Le sous-marin russe identifié par les autorités britanniques était le Krasnodar, un bâtiment conventionnel de classe Kilo appartenant à la flotte russe. D’après la Royal Navy, il naviguait accompagné du remorqueur Altay, un détail qui suggère un transit encadré et anticipé. Tout au long de la manœuvre, la marine britannique a assuré une surveillance constante jusqu’à la sortie de la zone relevant de sa responsabilité, avant de transmettre le relais à un allié de l’Otan près des eaux françaises.
Une traque du sous-marin russe structurée et assumée par la marine britannique
Pour conduire cette opération, la marine britannique a déployé des moyens adaptés à la lutte anti-sous-marine. Le ravitailleur RFA Tidesurge a joué un rôle central dans le suivi du sous-marin russe lors de sa progression dans le détroit du Pas-de-Calais. En parallèle, un hélicoptère Merlin spécialisé a été mobilisé afin d’assurer une surveillance aérienne et acoustique permanente, comme l’a précisé la Royal Navy dans son communiqué officiel.
Cette organisation illustre une doctrine bien rodée. La marine britannique privilégie une présence visible et constante face à chaque sous-marin russe traversant la Manche. Le lieutenant commander David Emery, commandant de vol au sein du 814 Naval Air Squadron, a rappelé que « maintenir une présence affichée et une surveillance continue des navires russes dans les eaux britanniques est vital pour la sécurité nationale ». Cette approche vise autant la dissuasion que le renseignement opérationnel.
La montée en puissance des sous-marins russes surveillée par la marine britannique
Au-delà de cet épisode précis, la marine britannique inscrit cette traque dans une tendance plus large. Selon des données communiquées par le ministère britannique de la Défense et reprises par The Brussels Times, l’activité des sous-marins russes autour du Royaume-Uni aurait augmenté d’environ 30 % au cours des deux dernières années. Ce chiffre traduit une intensification mesurable de la présence navale russe dans l’Atlantique Nord et ses approches.
Dans ce contexte, chaque passage de sous-marin russe dans la Manche est considéré comme un événement stratégique. Le capitaine James Allen, commandant du RFA Tidesurge, a résumé la réalité opérationnelle de ces missions en affirmant que « rien ne focalise davantage l’attention d’un marin qu’un sous-marin russe ». Cette vigilance constante reflète l’importance accordée par la marine britannique à la protection de ses approches maritimes face à une Russie de plus en plus active sous la surface.








