Le 1er octobre 2026, la Finlande a réceptionné ses deux premiers avions de chasse F-35, livrés par l’Américain Lockheed Martin. Mais le quotidien Helsingin Sanomat a révélé que l’appareil serait moins performant que ce que le constructeur avait promis.
En cause : le dispositif appelé « Block 4 », censé intégrer des capteurs et des systèmes radar améliorés ainsi que de nouvelles capacités de guerre électronique. Ce module n’est pas prêt sur les avions livrés à Helsinki. Il devra être installé plus tard, aux frais du gouvernement finlandais.
La cérémonie de réception s’est tenue en présence du président Alexander Stubb, du ministre de la Défense Antti Häkkänen, du commandant de l’armée de l’air Timo Herranen et de l’ambassadeur américain en Finlande, Howard W. Brodie. Selon Stubb, la mise en service du F-35 marque une nouvelle étape pour la défense et l’armée de l’air finlandaises.
La révélation inquiète à Berne. Selon le journal NZZ am Sonntag, la Suisse, qui a commandé ses F-35 au même moment que la Finlande, risque de se retrouver dans la même situation et de devoir financer elle-même l’installation des technologies manquantes.
En 2022, l’ancien chef de projet Darko Savic assurait que les États-Unis prendraient en charge l’installation de ces technologies supplémentaires. Aucune garantie en ce sens n’existe, selon la NZZ am Sonntag, qui rappelle que le coût de ces améliorations, tout comme celui des mises à niveau des moteurs, reste encore à chiffrer dans le programme d’entretien.
La conseillère nationale Linda De Ventura (PS/SH) a tiré la sonnette d’alarme sur le risque financier que représente le programme. « Le F-35 risque de devenir un gouffre financier », a-t-elle déclaré. Cette inquiétude serait partagée jusque dans la droite du Parlement suisse.
Le contrat liant Helsinki à Washington, signé en 2021, porte sur 64 F-35 pour un montant de 9,4 milliards de dollars, selon Helsinki Times, qui le présente comme le plus important contrat d’armement jamais conclu par la Finlande. Les appareils doivent remplacer la flotte de F/A-18 et être tous livrés d’ici fin 2030. La Finlande est membre de l’OTAN depuis avril 2023.
La Suisse, elle, attend toujours la livraison de ses propres F-35, une situation jugée désespérée.








